Oui je m’en rappelle !
J’espère que vous allez bien ...
J’avais découvert en effet votre façon d’être sage et votre conception de l’ego (le non ego plutôt).
Même sensation au sujet de Copé.
Tout ces gens sont si éloignés de la vertu ( http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/devoir7.htm )
J’avais pensé à vous en lisant cet extrait du précédent lien :
"Tant que le cœur n’est pas changé,
la vertu n’est encore qu’un verni de surface. A la limite une pose. La
pose de l’ascète religieux est certainement plus louable que la pose du snob, de
l’écervelé ou de la brute. Mais c’est encore une pose. Il reste encore une trace
de l’ego, de ses manigances, ses calculs, sa dissimulation, ses travers. C’est
ce type d’ambiguïté qui permet de comprendre le caractère abrupt d’un passage
des Commentaires sur la Vie de Krishnamurti : « La vertu ne vient pas de
l’esprit mais du cœur. Quand l’esprit cultive la vertu, c’est du calcul ; c’est
de l’autodéfense et un moyen habile de s’adapter au milieu. La perfection du moi
est exactement le contraire de la vertu ». (texte) En d’autres termes, la Vertu ne se
manifeste qu’en l’absence de l’ego, quand le cœur s’est changé dans une
compassion sans limite. La « perfection du moi », c’est encore le moi sous une
forme polie, raffinée, sublimée, mais c’est encore le moi. Voilà qui nous aide
sérieusement à comprendre le travail que demande le bouddhisme dans
l’investigation patiente qui révèle l’inexistence de l’ego. C’est l’ego qui
prend des poses en se donnant un personnage. C’est précisément en posant dans la
vertu outragée qu’il campe dans la position qui le confirme le plus et lui donne
le moyen d’exiger la reconnaissance la plus grande. Il y a moyen de se servir de
la pose vertueuse pour abriter toutes les ambitions. Y compris des ambitions
dites « spirituelles ». C’est le dernier carré de repli de l’ego. Le plus noble,
le plus intouchable, le plus respectable. L’ego sous une forme très
subtile et
difficile à déceler. Et pourtant, nous l’avons vu, nous savons que celui-là même
qui fait le bien s’oublie en tant que moi, nous savons que la bonté va bien
au-delà de l’ego. De la même manière, la
charité n’exige rien, la justice est
impartiale, sans être dure, la droiture n’est pas la compulsion rigide qui
consiste à se cramponner à des principes étroits. L’honnêteté ne calcule pas
pour l’intérêt exclusif de l’ego. Ce qui est grand dans la vertu, c’est
l’effacement du moi, l’absence d’égoïsme.
Hypocrite et dissimulé serait celui qui voudrait conserver un repli sur soi,
coupé de l’acte vertueux. Toute vertu est un don de Soi qui délaisse les
prérogatives de l’ego."
Amicalement