bonjour roboccop555
je partage assez ton analyse que j’ai présenté un peu différemment en faisant le parallèle avec notre pays.
Envers la Tunisie
nous avons un enthousiasme « Obamaniaque ». Lors de son élection les
français ont fait un véritable transfert sur lui, au bout de deux ans
les américains qui l’ont élu, l’on abandonné en portant l’opposition au
congrès.
Tous les médias à l’unisson se gargarisent de la destitution de
celui qu’ils appellent le dictateur, curieuse appellation pour un
personnage qui a été élu démocratiquement.
Je préfère de loin la notion d’autocrate, car à mon sens nous n’élisons pas un dictateur.
Mais peut-être me donne ton raison avant l’heure quand j’explique
que la « jusdiciarisation » et la « policiciarisation » de notre
société nous conduira à élire tous les cinq ans notre tyran, nous
aurons inventé une nouvelle forme de démocratie.
Incapable de voir que la peur nous conduira à nous priver de
liberté nous prenons fait et cause pour ceux qui ont le courage de se
révolter contre leur tyran nominatif comme Ben Ali, alors que hier
c’était l’ami de la France.
C’est ainsi que les français vivent par procuration la fronde ou la
révolution d’une population qui subissait comme tous les pays soumis
aux règles de l’économie mondiale les affres du capitalisme.
Aussi soudainement la fortune de l’épouse de Ben Ali devient
crapuleuse, alors que celles des nôtres se glorifient d’être au CAC 40
et autres, l’on se retrouve dans un schéma bien connu, où les
autocrates qui règnent dans ces pays s’enrichissent, c’est le même
reproche que l’on faisait il n’y a pas si longtemps à la Grèce pour ne pas lui venir en aide, mais parfois j’ai l’impression que nos commentateurs sont atteints d’amnésie
C’est toujours le même discourt rodé sur la base de faits réels
dénonçant une frange de la classe dirigeante « crapuleuse » servant de
boucs émissaires pour justifier la crise économique que subit ce pays,
qui ne tient qu’à la loi du marché, plus qu’a celle de ses dirigeants
qui n’ont pas plus de moyens d’actions sur les marchés que nous.
A un moment il faut comprendre que même si nous distribuions la
richesse de ces gens à tout le peuple cela ne changerait en rien le
fond du problème ayant conduit à leur révolte, tant que l’on ne modifie
pas les règles de la formation du capital qui régit le système
capitaliste dans lequel nous vivons tous.
Aucun chef d’état de dispose des capacités à gérer seul son pays,
ils font comme dans tous les pays, ils ont des conseillés et des
spécialistes en tout genre. Ils prennent seulement les décisions
politiques et les assumes, les génies ne sont pas de ce monde.
Mais la presse construit les histoires et encense l’un ou l’autre car il nous faut personnaliser les événements pour qu’ils tracent l’histoire.
Si je dis cela, c’est qu’il n’y aura pas d’homme miracle qui
donnera du travail à tous les tunisiens, ils gagneront en démocratie en
ayant viré leur autocrate, et ils devront vivre avec tous ceux qui ont
durant toutes ces années soutenaient le pouvoir déchu.
Nous entendons ce discours s’étendre à l’Algérie dans de noble
explication dénonçant la captation de la manne pétrolière par quelques
privilégiés, et nous en france qu’en est-il 10% des ménages disposent
de 46% de l’ensemble de la richesse totale, dont 63% du patrimoine
financier, ce n’est pas scandaleux. est-ce que les journeaux nous
expliquent cela.
Alors nos commentateurs et faiseurs d’opinion de 88% des français
voient en ce mouvement une espérance vers un eldorado économique par
une libéralisation de la presse, de l’opposition, de la liberté
d’expression, de la suppression de la surveillance policière, tout ce
qui est entrain de disparaître chez nous, incapable d’en établir un
parallèle.
Alors est-ce que nous sommes contents pour eux sincèrement ou parce
que ils vont gagner ce que nous nous allons perdre, incapables,
paralysé par la peur de défendre nos libertés.
Certes ils vont gagner, je l’espère un gouvernement vraiment
démocratique, mais je vous parie mon billet qu’il leur expliquera que
la crise financière est la responsable du chômage, car je ne vois pas
comment d’un coup de baguette magique ils vont assurer le plein emploi,
alors que nous, avec tous nos donneurs de leçons nous n’y parvenons pas
depuis trente ans.
D’autres espèrent que derrière cette fondre s’élèverait une
espérance faisant basculer ceux qui, réfugiés dans l’islam
« politique » depuis l’effondrement du bloc soviétique iraient vers une
société nouvelle qui émergerait d’où ?
En fait ce sera pour les révoltés du chômage qui les soumettait,
une impasse, et seul l’avenir dira ce qu’ils auront réellement
économiquement, gagné et je ne leur souhaite pas le sort d’OBAMA.
ddacoudre.over-blog.com.
cordialement