@D. Naessens
Vous allez trop vite avec la Tunisie. Ayez au moins la modestie et la prudence d’attendre que les choses se cristallisent.
Je vais faire quelques rappels, pour vous et ceux qui vendent la peau de l’ours avant de l’avoir tué :
La décolonisation du monde arabe fut aussi euphorique que ce qui se passe actuellement en Tunisie. Mais le désenchantement a vite pris le pas sur tout autre sentiment. Par exemple :
1 En 1958 la monarchie en Irak fut renversée par le parti baas. L’espoir fut immense. Mais quand on voit à quoi est réduit ce pays, on peut se permettre d’être moins sûr du cours de l’histoire et de ne pas porter des jugments hatifs
2 Un an après le coup d’Etat militaire en Egypte, en 1952, fut proclamé la République. Qu’est ce qui fait que tous les espoirs portés ont été réduits à néant, maintenant une République où l’Etat d’urgence est quasi permanent, et la présidence est en phase de devenir hériditaire.
3 Que reste-t-il de la République arabe unie
4 Passons sur les changements politiques en Syrie
5 Qu’a-t-ont tiré des émeutes de Casablanca du 23 mars 1965 (mais en fait d’autres villes s’y sont jointes),des émeutes de Casablanca de 1981, et bien d’autres avec leurs cortèges de prisonniers, de disparus.
Même si des changements ont été induits par des militaires, cela n’a pas empêché la foule d’espérer et de croire à une réelle volonté de changement. La liste est longue.
Donc personnellement, je dirais que l’on ne peut être sûr du changement que quand cela s’inscrit dans la durée, il faut au moins deux générations. Certains crient victoire alors qu’un mois ne s’est pas écoulé.
C’est facile de parler de responsabilité, et de donner l’exemple de société qui furent des civilisaitons où l’Etat et donc sa Bureaucratie (Chine et Inde) avait son importantce ( et ce n’est pas gratuit) , le Brésil est à part, c’est une excolonie, mais c’était des portugais qui exploitaient un espace nouvellement conquis. Sa population indigène est réduite à une quantité infinétisémale et marginale elle est toujours confrontée à des difficultés insurmontable, ne parlant pas de ce leur font subir les multlinationales.
La population africaine a eu le malheur de ne pas connaître avant la colonisation et la période de l’esclavage un Etat qui aurait pu atténuer la voracité de ces prédateurs. C’est le cas toujours de toutes les populations qui n’ont pas eu d’Etat ou si celui-ci à disparu au profit d’un autre (Kurdes, des Inuits etc). Un Etat, même corrompu, même si il tourne pour une oligarchie, si il fait la part entre son intérêt et celui des autres Etats, fait barrage aux autres prédateurs. C’est la leçon de l’histoire et des grands écrivains comme Makiavel et Hobbes. Ce dernier ne s’est pas trompé quand il a dit que l’on donne beaucoup de nos libertés, de nous même pour l’Etat (une sorte de contrat) en contrepartie la sécurité contre d’autres prédateurs beaucoup plus dangereux que l’Etat. Il est le moindre mal.
Avant d’écrire l’histoire, il faut patienter et laisser le temps faire son travail ; enfin, comparaison n’est pas raison.