Villach : encore une fois à coté de la plaque.
Ce ne sont pas les magistrats dans leur ensemble qui sont responsables de la dérive de la justice, mais bien les différents gouvernements qui n’ont rien fait pour moderniser l’institution judiciaire depuis 30 ans (pour ne parler que des 30 derniers années).
Je suis persuadé que la magistrature est infiltrée depuis longtemps par des réseaux de notables qui protègent l’establishment. Cela concerne principalement des magistrats de niveau élevé qu’on a vu à l’oeuvre dans un certain nombre d’affaire politiques, économiques. Ce système se renouvelle constamment par cooptation, en sur-notant par exemple les jeunes juges recrutés dans ces réseaux (voir par exemple le témoignage des Enfants Roche)
Mais cela ne concerne qu’une petite partie des magistrats, le reste est globalement honnête, ne mettons pas tout dans le même panier.
Les politiques sont évidemment complices de cette infiltration et de ce détournement de la justice, auquel certains participent. Et c’est bien pour cela qu’ils évitent soigneusement toute réforme de fond depuis des décennies, sauf comme Sarkosy pour restreindre encore les quelques bastions d’indépendance, en supprimant les juges d’instruction.
Ils ne veulent surtout pas réformer car ce statut quo leur permet de protéger leurs intérêts.
Bien sur, il faudrait réformer l’appareil judiciaire, en coupant le lien entre le parquet et le gouvernement, renforcer l’indépendance des juges, s’assurer d’un système de notation fiable et transparent qui limite les cooptations et les nominations ou mutations abusives, mettre en place un controle citoyen pour sanctionner les dérives graves. Je proposerais aussi de mettre en place un comité de surveillance formées de personnalités incontestables chargées à la fois de s’assurer de l’application des lois votées, de donner des recommandations à l’appareil judiciaire en fonction de dérives ou des dysfonctionnements constatés, et qui s’assurerait également de l’équité de la justice dans les conflits entre citoyens et organe de pouvoir (politique, institutionnel, économique,etc )
Cela nous amènerait à un appareil judiciaire indépendant, moderne, le plus impartial possible et sous un contrôle citoyen. mais de cela, l’UMPS n’en veut surtout pas. Même s’il y a des reproches à adresser à la justice, le fait que le pouvoir s’en prend violemment à elle montre qu’elle n’est pas globalement sous contrôle.
En tout cas, je suis de tout cœur avec les juges. Pour une fois que les magistrats osent défier le pouvoir, ne pas être avec eux serait une erreur, pire une faute.