« Vous voulez que l’on fasse la listes des victimes de dangereux détraqués que la justice (et les médecins) ont remit en liberté ? »
Pour pouvoir suivre efficacement les gens à risque, il faut des moyens. Pour d’’abord les détecter, (le criminel de Nantes est passé au travers), les suivre et les soigner, mettre en place de mesures de suivi préventif.
Un travailleur social qui traite 150, 200 dossiers va forcément passer à travers dans certains cas.
Et il faudrait arrêter de pointer les juges. La plupart ne quittent pas leur bureau. Ils ne travaillent que d’après les renseignements que leur fournissent les différents services (police, psychiatres, suivi social, personnel pénitentiaire, etc). Si ces services sont défaillants, comment peuvent-ils prendre les bonnes décisions ?
Sans compter qu’il manque 20000 places dans les prisons, rien que pour assurer le minimum des peines prononcées, ce qui ne résoudrait en rien la surpopulation, les problèmes de violence, de viols, etc Les prisons poubelles ne peuvent qu’engendrer des problèmes aigus pour des détenus désaxés ou dangereux, qui en conduit certains plus surement à la récidive à la sortie de prison, que le détenu fasse sa peine en entier ou pas.
Accuser les juges, c’est vraiment faire le choix de boucs-émissaires bien pratiques.
Voir sur le sujet, cette analyse de Xavier Bebin, qui présente des éléments intéressants :
http://www.lelabodesidees.fr/Intervention-de-Xavier-Bebin,45.html