@ ali8
Dites nous où se trouverait un propos islamophobe dans cet article, dont le fond n’est pas d’être pour ou contre l’islam, mais porte sur la seule question du financement de lieux de culte, dont la Fondation des œuvres de l’islam semble pourtant avoir été créée à cet effet . Vous aurez noté également, à en croire le dialogue très officiel cité entre JP Chevénement et Mme Nora, l’opacité qui semble régner dans ce montage ... qui arrangerait peut-être bien du monde (?).
@ OMAR
Loin de moi l’idée de croire que tout est parfait en France, de là à en faire une question nationale, bigre !
Comprenez que si une partie de la classe politique semble très favorable au financement des lieux de culte (musulmans entre autres), comme Nicolas Sarkozy (rapport Malenchon), Patrick Devedjian, Manuel Valls (PS) ... pour ne citer que ceux-là, cette question qu’elle se réalise sur des fonds publics ne fait pas l’unanimité, c’est assez facile à comprendre, tout comme il ne faut pas lire que si l’on n’est pas favorable à ce moyen d’utiliser des deniers publics, cela ne veut pas dire non plus de faire obstacle à ce qu’il se réalise.
Croyez bien que je souhaite aux personnes auxquelles vous pensez que leurs vœux se concrétisent.
Qui paye quoi en fin de compte, et dans cette logique ne revient-il pas aux usagers d’assumer ce financement.
Le seul enjeu de cette perspective est-il seulement d’ailleurs le financement de mosquées, qui pourrait en fait être un cheval de Troie ou un prétexte si vous voulez pour ouvrir une boîte de Pandore dont nous ne connaissons ni le fond, ni les conséquences, car pourquoi donner à l’un puis refuser à l’autre. Logique, non ?
Nous connaissons la volonté de ce gouvernement de revenir sur ce principe de neutralité que garantit la laïcité.
« La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses
racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. » (Nicolas
Sarkozy, Discours de Latran).
Qu’en est-il hors de notre petit hexagone ?
"La situation est comparable en Allemagne dans la mesure où l’État ne finance généralement pas les cultes. Mais là encore, on trouve des
accommodements avec les règles et les principes. Une fois reconnus en
tant que « corporations de droit public », les lieux de culte musulmans
peuvent recevoir de l’argent de l’État.«
... et même des subventions européennes
»À l’inverse, d’autres pays européens, comme la Belgique, participent directement au financement des mosquées. Progressivement, le royaume a décidé de mettre tous les cultes sur un pied d’égalité en reconnaissant ses mosquées, en rémunérant les imams et en participant au financement des salles de prière.
En contrepartie, les mosquées s’imposent la transparence en laissant contrôler leurs comptes.«
http://marseillesolidaire.org/spip.php?article1239
Ceci dit, en Belgique, estimant que »le financement de la laïcité organisée et des cultes n’est pas en
adéquation avec la réalité sociologique du pays et porte préjudice à
tous les progressistes, laïcs et croyants « , une pétition circule pour d’une part mettre fin au décret impérial de 1806 et pour »opter pour un impôt « philosophiquement dédicacé » étendu aux actions « spirituelles et non marchandes ».
Concrètement, il ne s’agit pas d’une taxe supplémentaire. Il s’agit
d’indiquer sur sa déclaration d’impôt l’affectation d’un pourcentage des
taxes (payées de toute manière) pour un culte, la laïcité organisée, ou
une cause non marchande de son choix (organisation non gouvernementale,
fond artistique ou de préservation du patrimoine, activité scientifique
humanitaire,…)
Cette idée a plusieurs avantages :
— Elle donne la possibilité au citoyen de se responsabiliser et de choisir en fonction de ses convictions.
— Elle rapproche le financement des cultes au nombre d’adeptes.
— Elle oblige ces instances à pratiquer plus de transparence et les
amène à convaincre la population, avec des paroles et par leurs
pratiques, que l’argent octroyé est bien utilisé."
Signez la pétition ici
http://www.jennar.fr/index.php/pour-une-refonte-du-financement-des-cultes-en-belgique/