Parce qu’en plus vous ne vous appuyez sur aucun travaux, ni théoriques, ni sociologiques, ni documentaires, pour élaborer votre hypothèse ?
Vous faites ça au doigt mouillé ?
Je suis vraiment surpris, venant d’un militant PS, que vous ayez l’air de ne pas vous apercevoir de la responsabilité qui incombe à soutenir de telles interprétations, à priori infondées, et sur des sujets si importants, tout ça sur la « place publique ».
Je suis désolé d’en arriver là, mais votre hypothèse en dit beaucoup plus sur l’ambiance qu’il y a de nos jours au PS que sur ce qu’il s’est vraiment passé entre les ouvriers et les cadres dans les années 70.
La droite passe déjà son temps à tourner les classes les unes contre les autres, vous allez vous y mettre aussi ?! Bon sang, tout de même, sur votre fiche vous dites avoir travaillé pour plusieurs élus, et le seul que vous citez est Eric Besson parce que c’est le plus connu.
Je sais bien que je suis n’importe qui, mais je ne sais pas quoi dire pour vous convaincre de prendre un moment pour vous ressourcer, réfléchir, revenir aux fondamentaux. Croyez-moi, vous êtes en train de vous égarez.
Pour revenir sur votre hypothèse, il y aurait un tas de questions à se poser avant d’aborder un tel sujet. Quelle était la situation du capitalisme à l’époque, n’était-il pas en train de subir des mutations ? Puis quels changements proposaient vraiment les auto-gestionnaires, pourquoi les ouvriers n’ont pas voulu d’une « technocratie technicienne » ?
N’y a-t-il pas eu des exemples de mises en pratique dans certaines entreprises ? Qu’est-ce qui a fait que ça n’a pas tenu ?
Il faudrait déjà trouver des pistes de réponses à tout ça, et pas simplement du point de vue d’une petite expérience personnelle, comme vous semblez le faire manifestement.
Quand je vous parlais de ceux qui avaient 20 ans dans les années 70 et qui ont vu une solution dans le libéralisme, c’était surtout pour vous provoquer que je disais cela. Mais malgré cela je suis toujours un peu étonné par la démarche égo-centrée, parfois même individualiste, qui transparait chez beaucoup de ceux qui se disent ou se sont dit anarchistes.
Et il y en a beaucoup ! Cela ne vous étonne pas, par exemple, que les anarchistes ne posent absolument plus aucun problème aux pouvoirs en place ? Que les gouvernants ne s’inquiètent pas le moins du monde, de nos jours, que dans les facs françaises beaucoup d’étudiants se revendiquent de l’anarchisme ?
Ce serait-ce pas parce qu’aujourd’hui, les libéraux, néo-libéraux et les pseudo-anarchistes ont le même ennemi ?
Sinon, avez-vous lu le message, certes plus long, que je vous ai écris un poil plus haut ?
Je veux dire qu’à la limite j’aurais préféré que vous répondiez à celui-là, plutôt qu’à ma remarque sur votre post-scriptum.