« »« »« Comme les medias sont médiocres ! Peu précis ! »« »« »
Les médias sont, peu payés, vraiment très peu payés au sens de ce que chacun de nous paye de sa poche pour qu’ils bossent. Les médias n’ont de moyens que par la masse énorme qu’ils touchent.
Les médias ne sont pas équipés d’autre chose que de motos, de caméras, de micros et d’hélicos. Ils n’ont ni tournevis, ni voltmètre, en fait ils ont dix fois moins d’instruments de mesure que moi (je pense qu’ils n’ont même pas un mètre ruban et n’ont que leur yeux et leurs émotions pour nous dire la hauteur d’une vague)
Un média ce n’est pas un CNRS. C’est un système de qui on attend, à 20 h qu’il soit précis comme la science et à 21h, qu’il nous épate de tours de magie.
Lors des grandes catas, les médias sont aussi perturbés que tous les autres systèmes in situ pendant qu’on attend tout d’eux. C’est au moment où l’on attend le plus d’eux, sans considération pour les risques qu’ils devraient prendre, qu’ils sont le plus handicapés. Chaque ingénieur de centrale nucléaire, chaque militaire, chaque chirurgien, chaque logisticien ayant « mieux à faire » qu’à répondre à la curiosité d’une journaliste.
Au fond, lors de catastrophes, c’est de l’Etat et de lui seul qu’on serait en droit d’exiger un flot continu et précis d’informations. Mais comme les Etats ne se sont jamais équipés pour assurer cette mission (pour laquelle ils seraient évidemment handicapés comme tout le monde) il n’y a que les medias pour assurer tant bien que mal, la circulation, d’infos.
Une journaliste assise sans un hélico survolant une ville attaquée par un tsunami, sauf à s’appeler Claudie Haigneray, sera débordée d’émotions et ne livrera au mieux que des « flammes qui se voient à des kilomètres », que des « navire pris dans un tourbillon gigantesque » . Il est déjà extraordinaire que certains caméramans aient, jusqu’au bout de leur vie, le souci premier de maintenir leur caméra stable. et face au danger.
Ne nous méprenons pas non plus sur un autre fait. Lors de ce genre de catastrophe, chacun de nous désire une d’ubiquité délirante et infinie sur le plan de la réception d’infos. Ce que nous offre la technologie répond déjà largement à ce fantasme mais ne nous rassasiera jamais. Nous n’aurons toujours que 2 yeux, 2 oreilles et 24 h de réceptivité par jour.
Allez, quand ce moment sera passé, vous nous ferez 100 lignes sur la performance des medias.