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Commentaire de emile wolf

sur Bahreïn, théâtre des rivalités entre l'Iran et l'Arabie Saoudite


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emile wolf 15 mars 2011 12:32

Très juste !

mais il n’y va pas seulement d’une rivalité entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Nombre d’intérêts sont en jeu.

Votre sujet est une poivrière dans laquelle, je vous fiche mon billet, aucun Cameron ou Sarkozy ne jettera son grain de sel pour séparer les combattants au profit de l’un ou de l’autre.

Les évènements du Japon vont permettre d’étouffer l’intervention militaire saoudienne et là aussi l’affaire sera réglée dans la répression et le sang avec le silence complice de la prétendue communauté internationale. Les turbulents chiites dérangent les occidentaux bien‐pensants
Les droits de l’homme et la laicité sont décidemment inexistants. Les monarchies qui oppriment les peuples achètent le silence des corrompus.

A ce propos la France n’est pas en reste. L’affaire des frégates de l’Arabie Saoudite n’épargne pas les soupçons que les déclarations de Monsieur Takieddine font peser sur l’intervention de Monsieur Chirac, censée laver les contrats internationaux d’armement des commissions et retro‐commissions générées par ces ventes.
Monsieur Takieddine affirme avoir touché sa commission sur cette affaire de la banque Méditerranée de Monsieur Hariri aujourd’hui connue sous le nom de Bankmed. Cette affaire franco‐saoudienne montre que les commissions de 3,42 milliards de francs, représentant 18% du contrat initial ont disparu des radars perdues dans la brume des magouilles pour, apparemment, faire surface, au moins partiellement, sur les états de la Bankmed de Rafic, le copain de Chirac et payer les commissions dues (300 millions de francs) à Monsieur Takieddine.

De tels exemples montrent combien la vie des peuples opprimés ou non par un régime est prise en compte par les dirigeants des états de la planète quand il s’agit de leur pouvoir et de leur intérêt personnel. Les peuples et leur droit sont bafoués à tout bout de champ par ceux qui les gouvernent ou les dominent.

Nous verrons l’évolution de cette crise et son écho dans les médias.


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