Sur place, à Madison, on commence à découvrir la solution du Glass-Steagall : la réinstauration de cette loi de Roosevelt ferait purement et simplement fermer Wall Street, comme en 1933.
Intervenant au cours de la conférence de Lyndon LaRouche, le 10 mars dernier, un dirigeant syndical de l’Ohio indiqua avoir appris de bonne source qu’une « proposition de loi prévoyant un nouveau Glass-Steagall serait déposée à la Chambre des représentants » avec le soutien de démocrates et de républicains. Dans une discussion sur LPAC-TVaprès
la conférence, le porte-parole de LaRouche, Debra Freeman, confirma
qu’elle avait, elle aussi, eu vent de l’imminence d’une telle
initiative.
Toutefois, elle décrivit aussi un climat de peur extrême qui règne au Capitole, comme Phil Angelides et ses collègues de la Commission d’enquête sur la crise financière (FCIC) l’ont constaté. Rares sont les parlementaires ayant eu le courage de soulever les conclusions accablantes du rapport Angelides,
ce qui reflète la riposte virulente de Wall Street. A court terme, on
s’attend déjà à ce que les banques exigent un nouveau renflouement. Ceci
explique la motivation de bon nombre des questions posées à LaRouche
pendant le dialogue, y compris de la part d’un groupe d’économistes.
Mais si un nouveau Glass-Steagall est proposé, le débat s’ouvrirait.
Un tel projet de loi pourrait servir de point de ralliement pour la
grève de masse qui secoue les Etats-Unis et le monde.
Rappelons cependant que les citoyens auraient tort, et bien tort, de
compter sur les élus actuels pour saisir l’initiative. Ceux-ci sont trop
démoralisés à ce stade, sinon corrompus. Les meilleurs d’entre eux se
sont laissés intimider par le président Obama en 2010, abandonnant la
bataille pour le Glass-Steagall. Ainsi, la seule approche valable pour
les citoyens consiste à intensifier massivement les pressions — dans la
rue et à l’égard des élus nationaux.
Signez ici la pétition pour un « Glass-Steagall global » !