Votre argumentation est victime de ces confusions.
On peut très bien se revendiquer de son pays, de sa nation, de sa culture, et, pour autant, ne pas être hostile aux autres, et se reconnaître citoyen du monde, par la solidarité avec les étrangers de mêmes conditions ; ça n’a strictement rein d’incompatible ; c’est même ce que prônait la feue « internationale prolétarienne ».
Maintenant, si vous faites référence (comme le Front National) à un nationalisme contre-révolutionnaire, conservateur et xénophobe, vous faites, au final, le jeu du mondialisme, en divisant les citoyens entre eux, et en vous recroquevillant sur une nation figée, cloitrée, sur qui le système financier mondialisé aura encore plus de poids.
Parlons plutôt d’un nécessaire protectionnisme, de mesures protectionnistes, pour se parer des dégâts de la mondialisation financière ; soit au niveau proprement national, soit au niveau européen, et là, nous serons d’accord.
Mais un nationalisme qui sépare les gens d’une nation entre eux (les « de souche » contre les immigrés, les blancs contre les autres, les fonctionnaires contre le privé, les vieux contre les jeunes, etc....) fait, de fait, le jeu des diviseurs, et entraîne des antagonismes, sources de conflits.
La pseudo « Union nationale » ne se fait pas les uns contre les autres ; mais dans la solidarité.