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Commentaire de Armel sur Zidane, Noah, etc., hélas ! - AgoraVox le média citoyen

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Commentaire de Armel

sur Zidane, Noah, etc., hélas !


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Armel (---.---.115.223) 8 janvier 2007 21:13

Voici d’ailleurs le reste de l’article de De ço qui calt de ce matin :

http://blog.360.yahoo.com/quicalt

(...)

Et la manière dont politiques, décideurs et gestionnaires traitent les Français s’est-elle améliorée ces derniers temps ? En rapport avec le fiasco des projets de réforme de la Justice après Outreau, ont peut relever cette phrase de Pascal Clément lors du débat parlementaire du 19 décembre : « En 2005, sur plus de 30 000 informations ouvertes à l’instruction, presque 10 000 faisaient suite à une plainte avec constitution de partie civile, dont plus de 9 000 se sont terminées par un non-lieu, une irrecevabilité ou un refus d’informer ! Des non-lieux terminent, même si l’on ne dispose pas de pourcentages précis, l’écrasante majorité des plaintes avec constitution de partie civile - sans doute 80 % en 2004 à Paris, en matière économique et financière ! On voit bien les abus qui ont cours. » Pascal Clément prend pour base de son intervention, destinée à justifier de nouvelles limitations des possibilités de plainte avec constitution de partie civile, des données émanant de la magistrature et qui reflètent le fonctionnement actuel d’une justice qu’il s’agissait précisément de réformer. La véritable raison invoquée pour ces nouvelles dispositions étant « l’encombrement des cabinets d’instruction ». A aucun moment l’avis des citoyens n’a été demandé, alors que leurs actions en justice sont d’émblée déclarées abusives dans un débat sur des propositions introduites avec très peu de publicité et adoptées sans aucune voix contre.

Quant aux prisons, la situation a-t-elle vraiment évolué après le rapport très critique du Commissaire européen Alvaro Gil-Robles ? D’après le Nouvel Observateur, l’avocat du détenu qui revendique un acte de cannibalisme présumé commis le 3 janvier à la prison de Rouen a mis en cause l’administration pénitentiaire, reprochant à la maison d’arrêt d’avoir refusé le placement en isolement de son client qui purgeait une peine de cinq ans pour viol avec violence, souffrait de « schizophrénie » et était « potentiellement dangereux ».

Et les délocalisations, la prolétarisation de la grande majorité de la population, la misère croissante, la situation des SDF... Que penser d’un projet de loi qui, juste avant les présidentielles, instituerait un « droit au logement opposable » mais qui suscite déjà le scepticisme ? Et pourquoi y a-t-il des SDF dans la France de 2007 ? Sans doute, les Français reprochent aux « élites » une réelle perte d’importance de l’être humain au cours des deux dernières décennies.

On trouve sur la Toile une chanson catalane des années 1960, la Cançó de les Balances (Chanson de la Balance), composée par Josep-Maria Carandell et chantée par Ovidi Montllor. Elle raconte l’histoire d’un royaume de jadis où :

Doncs era un rei que tenia

el castell a la muntanya,

tot el que es veia era seu :

Terres, pous, arbres i cases,

i al matí des de la torre

cada dia els comptava.

La gent no estimava el rei,

i ell tampoc no els estimava,

perquè de comptar en sabia,

però amor, no li’n quedava,

cada cosa tenia un preu,

la terra, els homes, les cases.

Un dia un noi del seu regne

vora el castell va posar-se.

I va dir aquesta cançó

amb veu trista però clara :

" Quan vindrà el dia que l’home

valgui més que pous i cases,

més que les terres més bones,

més que les plantes i els arbres ?

Quan vindrà el dia que l’home

no se’l pese amb les balances ? "

(...)

(Il était un roi dont le château se trouvait sur une montagne. Tout ce qu’on voyait du château lui appartenait : terres, puits, arbres et maisons, et tous les matins il les comptait du haut de la tour. Les gens n’aimaient pas le roi. Lui, non plus, il ne les aimait pas. Car il savait bien compter, mais il ne lui restait plus d’amour. Tout avait un prix : la terre, les hommes, les maisons. Un jour, un jeune du royaume s’approcha du château et entonna le chanson qui suit avec voix triste, mais claire : « Quand viendra le jour où l’homme vaudra plus que puits et maisons, plus que les meilleures terres, plus que les plantes et les arbres ? Quand viendra le jour où l’homme ne sera pas pesé avec une balance ? » )

Une chanson dont des enseignants ont fait un conte pour enfants.


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