« Il faudra bien l’adapter aux nouvelles religions... »
« une liste d’ENGAGEMENTS auxquels TOUTES les religions devront souscrire PREALABLEMENT »
C’est effectivement plus facile de changer la loi sur la laïcité que de les mettre d’accord ensemble (bien que dans le principe Dieu n’a pas pu se contredire ... les écarts entre elles résultent donc des interprétations faites par les hommes.)
La laïcité au principe est simple, elle se base sur la différentiation entre « laïcs » (qui n’est pas synonyme de non-croyants forcément) et « clercs » (« autorités » religieuses diverses). Que les clercs s’occupent de leurs fonctions, les laïcs n’en demandent pas plus.
Vouloir battre en brèche le principe de laïcité, c’est vouloir associer au débat politique des représentants religieux non-élus, (donc non représentatifs, au sens de la démocratie, des communautés qu’ils sont censés représentés, et dont la plupart du temps les femmes sont exclues), avec des laïcs élus dans des conditions de représentativité (même si celles-ci sont loin d’être parfaites - élections majoritaires ou proportionnelles -).
La question derrière cette remise en cause de la loi de 1905 serait peut-être celle de la représentation politique (au sens de « citoyenne » - acteurs dans la cité -) de ces tendances spirituelles, religieuses, philosophiques dans une démocratie participative ? C’est du moins, à ce qu’il me semble, de cette façon que les directives européennes l’entrevoit !
Changer la loi est-il la solution ?
De mon point de vue, non, car tout citoyen est éligible. Donc rien n’empêche qu’au niveau local, ou national, ou européen, l’une ou l’autre de ces personnes s’investissent dans la question politique. Il y a déjà eu quelques députés curés par exemple, comme l’abbé Pierre.
Rien ne s’oppose donc à ce qu’une personne dont la fonction usuelle est d’être clerc, qu’elle s’exprime dans le champ politique, qu’elle soit candidate et élue par les urnes, la loi de 1905 n’est pas un obstacle ni à l’éligibilité, ni à l’expression politique.