Nous avons l’information, les journalistes et, parfois, les politiciens que nous méritons.
Non, nous avons les journalistes, les politiques et les médias que les marchés et les oligarchies financières et entreprenariales imposent subtilement par les règles du marché.
Aucun média n’est indépendant à partir du moment ou il appartient à un groupe qui a un cours en bourse, ou qui est financé par la publicité d’autres grands groupes, cela n’existe pas.
Le tort des peuples, ce n’est pas d’être médiocres, contrairement à ce que veut votre mépris un peu élitiste. Les peuples n’aspirent qu’à une chose : pouvoir vivre tranquillement en subvenant aux besoins de sa famille, sans avoir à lutter tout le temps contre ceux qui veulent toujours retirer le peu de droits, de libertés, de revenus. Les peuples aimeraient vivre, en donnant les clés du pouvoir aux politiciens, je suis meme certain que dans une certaine mesure, les peuples tolèrent que les puissants magouillent entre eux jusqu’à un certain point.
Mais le marché et ses lois en ont décidé autrement. Ils ont corrompu la démocratie, en retirant aux politiques leurs prérogatives sur le socio-économique, et en maintenant les populations passives, avec un lavage de cerveau médiatique dont l’efficacité n’est plus à démontrer (jusqu’à un certain point là encore).
Ceci n’est pas la faute des peuples, mais c’est dû à des volontés malveillantes de ceux qui ont véritablement le pouvoir : les financiers et les chefs de très grandes entreprises.
Donc non, on ne mérite pas nos journalistes médiocres et nos politiques médiocres, merci bien.