La comparaison entre ultras catholiques français du XIXe siècle et et islamiste d’aujourd’hui, comme toute comparaison (« Comparaison n’est pas raison »), n’est valable que jusqu’à un certain point. On aurait pu pareillement évoquer certains « ultra-communistes »...
Le problème, c’est la possibilité de la réforme d’une religion autour de ses textes de référérence, les livres dits sacrés. Le Nouveau Testament met en avant l’amour du prochain (en tant que forme de l’amour de Dieu), et de distanciation nécessaire envers certaines exigences rituelles et de « pureté » (c’est l’histoire du Bon Samaritain), et contient en germe les notions de libre arbitre (voir Saint Augustin ; rappelons en passant que certains athées le mettent en cause, face à un certain déterminisme biologique, réducteur et déresponsabilisant) et de laïcité (Il faut rendre à César...). Secondairement, l’histoire a fait que le christianisme officiel est revenu (de façon scandaleuse) sur ces acquis ; mais ils figurent noir sur blanc dans les textes chrétiens de base..
En ce qui concerne l’Islam, l’amour du prochain se réduit à la solidarité intra-musulmane (Oumma/« dhimmis »), la laïcité potentielle s’est effacée devant la confusion fondamentale Islam/Etat/califat prônée dans les textes même, la distanciation envers les rites a fait place à un juridisme pointilleux et envahissant (Coran/Sunna), le libre arbitre s’écrase devant la soumission absolue à Dieu et à la destinée (inch’Allah), la timide ouverture envers les femmes se mue en sexisme rigouriste (1 homme=2 femmes)... Le Coran est un livre absolument terrible et effrayant, les sourates apparemment plus conciliantes (celles des débuts de Mahomet) étant supprimées dans les faits au profit des plus haineuses (celles de Mahomet ayant réussi sa prise du pouvoir) selon la règle abrogeant/abrogé.
Il faudrait aussi qu’on évoque la qualité des modèles qu’offrent Jésus d’une part, Mahomet d’autre part (indépendamment de toute polémique sur le caractère historique de ces personnages), en évitant autant que possible le piège de l’anachronisme.
Un retour aux sources n’aura donc pas les mêmes conséquences pour l’Islam et pour le Christianisme. Pour le Christianisme, ce retour en gommera les aspects les plus rétrogrades ; pour l’Islam, religion paradoxalement plus archaïque dans ses fondements et sa doctrine, c’est le contraire.
Ainsi, il faut éviter la confusion des genres ; l’Islam pose un problème spécifique qui appelle une solution spécifique. L’enseignement des crimes de l’Islam (comme on l’a fait pour les crimes au nom du christianisme) et leur non-minimisation systématique serait déjà un premier pas...