Tibérius,
La séparation des activités bancaires n’est pas une simple scission des banques en deux. C’est la mise en banqueroute organisée des banques spéculatives qui ont perdu . Avec leur activité de dépôt, elles ont la possibilité d’être publiquement renflouées ( depuis la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984 de Delors qui abrogea celle du 2 décembre 1945). Si d’autres veulent continuer cette activité ils engageront leur argent.
Cette mesure se séparation sera précédée par une commission d’enquête publique comme celle de 1933 aux Etats-Unis (commission Pecora) afin d’en informer la population et de créer les conditions d’un soutien à cette réforme. La commission ira dans les comptes des banques et triera les dettes productives (que nous honorerons) des dettes spéculatives ( que la finance paiera). Nous pourrons ainsi les voir faire faillite sans craindre une propagation dans l’économie. Il nous restera à entamer une relance productive.
Si nous renflouons encore la Grèce ceux sont les banques détentrices des dettes qui en profiterons (surtout banques allemandes et françaises) et qui se précipiteront sur les matières premières comme la première fois. Cela sera accompagné d’un nouveau plan d’austérité que les Grec ne veulent plus et qui les enragent davantages. Le problème c’est qu’à force de créer de la monnaie sans la consacrer à la construction d’une économie physique (réelle) alors même l’austérité ne suffira pas à cacher l’inflation. Le processus s’emballera comme en 1923 en Allemagne.
Si nous laissons les banques couler, effectivement le système économique s’effondrera avec et notre monnaie ne vaudra même plus un clou.
C’est pouquoi la séparation des activités bancaires est une question de vie ou de mort pour les peuples.