Salut lorelei,
La BCE est la banque qui permet, aux banques privées cumulant les activités, d’évacuer les dettes de jeu contre de l’argent frais qui part à la spéculation contre les intérêts des population. Un tel fonctionnement n’est pas infini. La crise des subprimes ne devait pas toucher l’Europe, hors la périphérie l’a été de plein fouet et le centre à renflouer ses propres banques. Avec ce renflouement en Grèce, les mêmes banques le seront une nouvelles fois en échange d’une coupe budgétaire massive pour minimiser l’inflation. Or à ce petit jeu, ainsi que celui de la Fed, il n’est plus seulement question d’inflation mais d’hyperinflation à la Weimar 1923. De plus en plus d’argent en circulation et de moins en moins pour rembourser pour cause de privatisations et nationalisations des pertes.
Il me semble évident qu’il ne s’agit pas seulement d’un combat contre une institution et ses alentours. La crise que nous traversons, est celle d’un système à l’agonie prêt à s’effondrer sous nos yeux informés en temps réel. Cette crise est financière et monétaire, civilisationnelle (dans l’organistion de la société et de sa culture) mais aussi de l’espèce humaine vis à vis de la nature (dans leur relation avec l’environnement proche de la Terre).
Une fracture s’est ouverte au sein de l’oligarchie elle même pour colmater ce système. Or qu’on renfloue (hyperinflation) ou qu’on ne renfloue pas (faillite) rien n’empêchera l’effondrement de nos moyens de subvenir à nos besoins. Ce qui se passe en Grèce se propagera jusqu’à chez nous. Et si nous nous effondrons, comment le reste du monde pourrait y échapper étant donné l’interdépendance du système. Est- ce que la Chine aurait le temps de construire un marché intérieur pour compenser les pertes ? Je ne pense pas.
Il n’y a pas besoin de mots pour comprendre la suite. Quelles solutions pouvons nous choisir ? As-tu des pistes à explorer ?