" Je crois qu’il serait nécessaire :
- soit de supprimer le poste de premier ministre en conservant le quinquennat"
pas mal de gens critiquent l’exécutif à deux têtes. A juste titre à mon avis.
« - soit de revenir au septennat, en rétablissant l’élection du président de la République par les grands électeurs »
Cette proposition mettrait effectivement fin au cirque mediatico-politique que constitue l’élection présidentielle dans sa version actuelle et qui n’a rien à envier à la star-academy. Il est assez amusant de penser à une nouveau (-elle) président(e) de la république qui serait élu(e) en mai pour se voir attribuer une majorité parlementaire (et donc un gouvernement) d’une autre couleur politique.
« Enfin, il est indispensable d’éviter que la rue arbitre l’action politique. »
Je suis d’accord pour « la rue » 8mais c’est quoi, la rue ?), par contre je pense que les citoyens ne doivent subir la politique pendant une legislature, comme c’est le cas actuellement. Soyons réaliste, la France est une pseudo-democratie : le seul pouvoir du citoyen est d’élire son représentant. C’est ridiculement insuffisant. Vous ne faites malheureusement aucune proposition là-dessus.
Peut etre pensez vous à l’affaire du CPE quand vous mentionnez la rue. très emblématique de notre deliquescente Vème république. Une majorité omnipotente fait passer une loi qui est contestée par une partie de la population. La majorité ? On n’en saura jamais rien puisque les français n’ont pas été consultés et n’ont pas l’initiative du référendum (les suisses l’ont !). On peut regretter le chaos qui s’en est suivi tant dans les tergiversations de l’executif que dans « la rue » (blocage des universités, de trains...). Malheureusement dans une pseudo-democratie, la contestation (qui est une forme d’expression politique) n’ pas d’autre choix. Ce que je regrette, c’est que tous ces gens qui se sont mobilisés (de l’ordre de grandeur du millions) n’est pas vu plus loin que le bout de leur nez et n’ont pas réflechi à de nouveaux modes (constitutionnalisé) d’expression de leur opposition. En suisse il existe le référendum facultatif, d’initiative citoyenne, qui permet de contester une nouvelle loi. La récolte de 50000 signatures en 100 jours (sur les5 millions d’électeurs en suisse) soumet la loi au peuple. si la France avait les outils démocratiques de la Suisse, on aurait régé l’affaire du CPE dans les urnes. Mais ces outils, tous les partis qui ont été aux pouvoirs se sont bien gardés de les instaurer...
C’est la réforme majeure qu ’il faut instituter en France. Sinon la défiance (ô combien légitime) des électeurs envers les élus ne fera que s’accroitre.