« Certains responsables du monde caritatif voient d’un mauvais œil ce débarquement d’acteurs issus du monde de l’entreprise »
Si cela a été vrai, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En fait le secteur privé est désormais considéré comme un partenaire incontournable, pour plusieurs raisons, certaines très prosaïques comme la baisse des dons des particuliers, ou du financement public. Dans les pays anglo-saxons qui ont de l’avance dans ce domaine, les associations caritatives passent des contrats avec des multinationales comme Unilever ou Coca-cola, et deviennent le temps d’un projet, de simples sous-traitants. Si elles ont un droit de regard sur les objectifs du projet, ce sont les entreprises qui tiennent les cordons de la bourse et qui imposent leurs conditions. Par le biais des associations caritatives, ce secteur privé déjà très influent est capable d’influer sur les politiques nationales d’un pays, de promouvoir ses intérêts, notamment la privatisation des services publics par le biais des partenariats publics-privés, et d’accéder à de nouveaux marchés. Le pire est qu’il a adopté le langage des ONG, développement durable, société civile, etc. au point de ne pouvoir aujourd’hui les distinguer par leur discours.
Un article très éclairant à ce sujet : www.enterprise-development.org/download.aspx ?id=1326