Je pense qu’il ne faut pas tout confondre : lorsque la religion restreint et impose, elle se replace dans son essence d’origine : la secte et donc le sectarisme.
Je suis personellement quelqu’un de religieux. La ferveur religieuse a toujours fait partie de ma vie. J’ai changé de religion (du catholicisme) pour finalement découvrir la voie païenne qui me correspond. Je ne suis pas en faveur de la promotion de la ségrégation : « ma religion est mieux que la tienne ». Je ne définis pas ma croyance religieuse par le mot religion mais par le terme « foi ». Je marche le chemin que je prêche, celui de la tolérance et du respect et autant que possible de l’amour.
Que quelqu’un soit juif, catholique ou musulman, je respecte leur choix d’appartenance pourvu qu’il ne sombre pas dans le totalitarisme « ce en quoi tu crois est impie ».
Je pense également qu’il faut resituer toutes les mentions de la religion comme promotion de la haine : dès que la religion devient une force pour les politiques, le drame surgit. Alexandre Borgia n’était pas quelqu’un de croyant, la religion lui permettait d’être l’homme politique le plus puissant de l’Europe. Si on lit le Coran, on est surpris du message qui est à des années lumières de ce qui est présenté dans les médias.
En disant que toute religion est quelque chose de néfaste, n’est-ce pas faire part du même prosélytisme que celui décrié ?
cordialement,
Estelliane, prêtresse d’Avalon