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Commentaire de Naja

sur La faute de Madame Diallo, présumée psychothérapeute


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Naja Naja 21 juillet 2011 19:08

@ L’auteur,

Finalement, le seul tort de cette thérapeute serait d’avoir déclaré « La plaignante a bien été violée et elle ne ment pas » plutôt que "Tous les éléments cliniques que j’ai recueillis me porte à juger que... etc.".
Je ne vois pas bien où serait la grave faute professionnelle que vous entendez dénoncer dans le fait de présenter maladroitement sa conviction comme une certitude. Etant entendu que l’intéressée intervient ici comme témoin et non expert.
Est-ce ce seul raccourci qui vous indigne ? Où est-ce finalement l’idée qu’un psychologue formé au soutien et à l’accueil des victimes de violence puisse avoir sur la question un avis plus probant qu’un ami qui dirait "Oh oui, je la crois. Elle a l’air bien traumatisée et c’est pas une menteuse" ?

Autre chose : savez-vous qu’en théorie, les expertises de crédibilité des plaignants n’existent plus en France ?
Les experts psys ne sont plus censés se prononcer sur l’éventuel existence d’un trouble — fantasmé ou non — de mythomanie, hytérie, psychose et autre. Eh oui, on aura fini par s’aviser que cela revenait ni plus ni moins à dépénaliser les violences commises sur les personnes diagnostiquées comme porteuses de ces troubles.
Désormais, les expertises de plaignants sont censées porter sur les éventuelles traces de séquelles traumatiques. Il est aussi parfois demandé à l’expert de se prononcer sur le risque psychologique qu’une confrontation à l’accusé pourrait présenter pour le/la plaignant(e). (Quelle affreuse dérive victimaire, n’est-ce pas ?)
En pratique, bien des enquêteurs et des experts restent fixés sur la recherche de pathologies pouvant permettre de conclure que le plaignant a menti. Sachant qu’en France, l’expertise du plaignant est en général le premier (et parfois le dernier) acte d’enquête, une telle pratique revient à commencer par enquête à décharge, ce qui est une absurdité totale, à ma connaissance réservée au seul traitement des plaintes pour violence sexuelle.


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