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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 15 juillet 2012 02:20

    Merci pour ces précisions.
    Dommage que le temps ne vous permette pas de développer la position d’Arsinoe sur le non-jugement de l’agresseur pour son « acte déviant ». J’aurais vraiment été curieuse de savoir comment on s’y prend pour amener un criminel à assumer et regretter ses crimes en le déresponsabilisant de la sorte. Et je suis tout aussi curieuse de savoir comment cette position peut bien s’accorder avec la pleine reconnaissance des préjudices subis par la victime

    Votre silence sur ce point est éloquent.

    Naja



  • Naja Naja 14 juillet 2012 12:46

    "Votre article fait largement référence à un rapport de l’association Arsinoe de 2011. En fait, il ne s’agit pas d’un rapport mais des actes d’un colloque. Mais passons, ceci n’est pas essentiel."

    Je ne suis pas d’accord, autant préciser au lecteur le contexte de ce colloque :

    "À l’occasion de son 20ème anniversaire les associés du Bon Pasteur ont souhaité se joindre à l’association A.R.S.I.N.O.E. « Autre Regard Sur l’INceste pour Ouvrir sur l’Espoir » en organisant trois journées d’étude et de partage.
    Ces journées auront lieu les 14, 15 et 16 Octobre 2011, à la Maison Mère du Bon Pasteur, 3, rue Brault à Angers  (entrée rue Marie Euphrasie Pelletier) sur le thème :
    « Inceste, après les blessures de l’intime, comment retrouver un chemin de vie ? »
    L’association ARSINOE fête ses 10 ans. L’objectif de l’association, dont le siège se situe à Chenillé changé (49) est de diffuser le plus largement possible un « autre regard » aux professionnels amenés à accompagner dans la démarche de reconstruction de Vie, ces enfants, ces adultes, que l’inceste a meurtris. Ces journées seront présidées par M.  Roland Coutanceau.
    Le vendredi 14 et samedi 15 octobre se succéderont plusieurs intervenants (avocate, pédopsychiatre hospitalier) qui apporteront leurs regards sur l’inceste. Le vendredi, Véronique Margron, théologienne, interviendra sur le thème : « la vie longue à revenir ». Le samedi, Odile Laugier présentera le message de Marie Euphrasie Pelletier, la fondatrice du Bon Pasteur. Le dimanche, le Père DROUAUD, prêtre eudiste, animera une « Réflexion théologique sur le pardon ». Ces interventions seront ponctuées de temps de prière, de relecture de ces journées et de veillées.
    "

    http://www.bon-pasteur-bfm.org/fr/Actualites/Week-end-associes-%26-Arsinoe-1415-et-16-octobre-2011-125.htm

    Il n’était aucunement question de pardon dans cet événement, en effet...



  • Naja Naja 14 juillet 2012 12:34

    @ M. Lecomte,

    Sur le site d’Arsinoe figure la charte de l’association. Celle-ci détaille « les valeurs fortes » de l’association en trois points :
    1. Résilience
    2. Attitude de non-jugement (des agresseurs, éventuels conjoints de ceux-ci, et victimes confondus)
    3. Le pardon libérateur.
    http://www.arsinoe.org/index.php?sec=01_01

    Sur le pardon, on peut y lire :
    " Alors la paix intérieure mais aussi la paix en relation aux autres pourront advenir. Il y aura alors peut être pardon, source de réelle liberté.« 
    Si ce n’est pas prôner le pardon, je ne vois pas ce que c’est.
    Que l’on précise que la victime est libre de pardonner ou pas (encore heureux !) ne change rien au fait que celui-ci est présenté comme la meilleure issue possible, la libération ultime.

    Puisque vous savez de quoi vous parlez et que vous connaissez bien Arsinoe, peut-être pouvez-vous éclairer le lecteur sur la deuxième »valeur forte« de l’association, celle qui invite à ne pas juger l’agresseur.

     »Si l’acte est bien évidemment condamnable, qu’en est-il de l’Homme ?«  nous dit Arsinoe.
    Quelle meilleure définition de la déresponsabilisation que cette idée que l’on peut condamner des actes mais pas la personne qui les a commis ?
    Pour se reconstruire, les victimes d’inceste sont invitées à s’abstenir de juger leur agresseur incestueux pour ses actes ?
    Et pourquoi cette majuscule à homme, au fait ? S’agit-il d’insuffler un peu de grandeur d’âme à l’agresseur incestueux ?

     »Adopter une attitude de non-jugement permet de ne pas seulement « réduire » l’homme à son acte « déviant ».« 
    Son acte »déviant« ... étrange façon de désigner les crimes d’inceste. Difficile de ne pas y voir une volonté de minimisation de la gravité des atteintes. Rappelons que le plus souvent, il s’agit d’années de viols et/ou d’agressions sur un enfant ou un adolescent, commis dans un climat délétère et de terreur. Certainement pas d’un acte déviant.
    Et quelle est exactement cette »réduction" dont il faudrait s’abstenir ? De quoi peut-il bien s’agir sinon de chercher à amener au pardon et à la réconciliation ?

    Je ne cacherai pas que je vois énormément de naïveté dans tout ce préchi précha... en faisant preuve de bonne volonté pour ne pas y voir carrément su cynisme.
    A Arsinoe, on semble que les agresseurs incestueux sont beaucoup plus souvent de grands pervers dépourvus d’empathie — mais très bons comédiens — que de pauvres névrosés prêts à se sentir contrits de remords en écoutant leur victime détailler ses souffrances.
    Je ne dis pas que ceux-ci seraient tous fondamentalement incapables de s’amender et qu’il serait inutile d’essayer de les y amener. Je sais seulement qu’un type qui a violé ses enfants pendant dix ans en riant de leur terreur est capable de fondre en larmes en demandant pardon à ses victimes, et trouver ça tordant de voir un parterre de psys croire qu’il éprouve un remords sincère. Aussi, je m’interroge : quelles sont les méthodes d’évaluation mises en place pour juger de la sincérité d’un pervers qui dit regretter ses actes ?



  • Naja Naja 12 juillet 2012 17:52

    Lu sur le site d’Arsinoe.
    Deuxième axe de leur charte en trois points :
    « Adopter une attitude de non-jugement permet de ne pas « réduire » la victime à son traumatisme ou l’agresseur à son acte « déviant ». Si l’acte est bien évidemment condamnable, qu’en est-il de la personne ? »
    La personne qui commet des actes « évidemment » condamnables pourrait ne pas être, elle, condamnable ? A moins d’avoir affaire à un individu irresponsable de ses actes, ça ne veut rien dire.
    Intéressant. La question de la déresponsabilisation des agresseurs incestueux se trouve donc au coeur de cet « autre regard sur l’inceste » prôné par Arsinoe.

    Suite :
    "Ce non-jugement s’applique également aux personnes ayant vécu l’inceste et au conjoint de l’abuseur. Ces personnes abritent très souvent un fort sentiment de culpabilité et de honte, mais aussi, la peur d’être jugées, montrées du doigt. Aussi s’enferment-elles souvent dans le secret. Faut-il rappeler que la sortie du non-dit est le premier acte libérateur ?« 
    Ouf. La victime a droit, tout autant que son agresseur et le conjoint de celui-ci (qui n’existe pas forcément, au fait), à ne pas être jugée... pour les actes de son agresseur.
    C’est à se demander qui a fait subir quoi à qui.

     »A.R.S.I.N.O.E. en tant que Centre de Ressources se propose d’être le « relais » entre l’ensemble des professionnels amenés à intervenir auprès des personnes et des familles concernées par la problématique de l’inceste et les experts spécialistes de ces questions."

    Ca fait peur.



  • Naja Naja 11 juillet 2012 23:28

    Bonjour Ceri,

    Je vous rejoins dans la dénonciation de tout ce que ces appels à la réconciliation victimes-agresseurs peuvent recouvrir en termes de déni social des violences, de déresponsabilisation des institutions judiciaires, et d’utilisation des victimes.
    Mais je crois savoir que la justice réparatrice recouvre plusieurs courants et diverses propositions, lesquelles ne tournent pas forcément autour de la rédemption d’un agresseur par le pardon de sa (ses) victime(s). Et il semblerait que les médiations entre infracteurs et victimes puissent faire leurs preuves dans le cas d’atteintes moins graves (atteintes aux biens, notamment).

    De façon plus générale, on peut déplorer que le système pénal se focalise quasi-exclusivement sur des aspects punitifs et sécuritaires. Exception faite des mesures dites éducatives prononcées à l’encontre des mineurs, les condamnations ne poursuivent finalement que deux objectifs : asseoir le pouvoir judiciaire en sanctionnant non-respect de la loi, et assurer la sécurité des citoyens en surveillant ou en mettant provisoirement à l’écart les individus jugés dangereux. Dans l’idée, hein. Parce que dans les faits, on est souvent loin du compte. Quand on voit le peu de moyens alloués aux mesures de suivi, et quand on s’accorde à dire que la prison serait une école du crime, il y a de quoi s’interroger...
    La justice restaurative a au moins le mérite de remettre sur la table d’autres dimensions de la justice : réparation morale de l’éventuelle victime, rédemption du condamné, et l’un dans l’autre, volonté de rétablir une certaine forme d’équité ou d’équilibre.
    Sans être d’accord avec tout ce qui sort sous le label « justice réparatrice », il y a peut-être des idées à creuser là dedans.

    Concernant les atteintes graves aux personnes, je pense que le meilleur traitement judiciaire qu’on puisse espérer serait celui qui résulterait en un amendement sincère du coupable.
    Mais je doute qu’on puisse amener beaucoup de pervers sexuels à réellement s’amender par des rencontres victimes/agresseurs où ces derniers ont tout le loisir de tromper leur monde.
    Il faudrait commencer par admettre qu’il y a vraiment du chemin à faire en criminologie dans l’appréciation du fonctionnement des pervers, psychopathes et autres prédateurs.

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