Les 8 millions de français qui sont sous le seuil de pauvreté ne sont pas gentils. Ils empêchent les nantis de dormir sur leurs deux oreilles.
Si il était exact que les riches soient culpabilisés par la pauvreté
ambiante, ce serait un début de solution mais je n’en crois pas un mot.
Que les nantis se réservent des vacances entre gens de même compagnie
n’est pas nouveau. Autrefois c’était deauville ou la cote d’azur...
Ce qu’ils fuient c’est la masse, pas la pauvreté...Cela ne les gêne pas de cotoyer au quotidien des domestiques et autres femmes de chambre qui ont du mal à faire vivre leurs familles. Se souvenir du Sofitel et de la femme de chambre.
Faire croire que seuls les riches seraient responsables de la pauvreté de nos contemporains est réducteur. Il m’apparait plus exact d’affirmer que c’est lorsque l’ensemble de la société qui veut vivre comme les riches, avec domestique, femme de ménage, nounou et aide soignante à domicile, que la société répond à cette demande en instituant les temps partiels et autres dérogations au code du travail avec en prime les avantages fiscaux afférents.
Lorsque la majorité de la population profite directement ou indirectement (cantine, services sociaux, faibles salaires...) d’une catégorie de personnes réduites à la pauvreté, il devient très difficile de changer cet état de fait. Ce fut le cas pour l’esclavage. On retrouve une situation identique avec ceux qui sont rangés dans la catégorie des pauvres.
Pour preuve de cette absence de volonté de modifier la situation, la réaction de l’ensemble des élus, soucieux de l’opinion de leurs électeurs, concernant le droit constitutionnel d’obtenir un emploi.
Ils préfèrent violer délibérément la Constitution plutot que de rendre effectif ce droit qui résoudrait en grande partie le problème de la pauvreté.
Cela en devient grotesque lorsque le Conseil Constitutionnel considère comme normal que ce droit ne soit effectif que « pour le plus grand nombre ». Cela s’appelle un privilège qui devient accessible à de moins en moins de personnes.