1) C’est l’union douanière -entièrement gérée par la commission- et la dérèglementation des échanges des marchandises, des biens et des services avec les pays tiers (en l’occurrence la Chine) imposées justement par les traités européens qui ont permis à l’ « inévitable » de se produire. Il s’agit d’une décision entièrement politique et non d’une fatalité, comme vous l’affirmez. Du reste, la Chine ou les Etats-Unis, eux, ne se privent pas pour refouler à leurs frontières ou taxer lourdement les importations qu’ils jugent néfastes pour leurs économies. La Chine est très souvent montrée du doigt par l’OMC ou l’UE pour ses mesures protectionnistes et loin de moi l’idée de lui reprocher d’agir pour ses intérêts, tout au contraire.
Il est aberrant, tout de même, de prétendre que la France, 6ème puissance économique mondiale, ne pourrait s’en sortir sans l’appui de l’UE. De tout petits pays comme la République de Singapour se portent très bien et que je sache, elle ne fait pas partie d’un ensemble comparable à l’UE. Union européenne qui, au passage, n’est imitée nulle part dans le monde alors qu’on la présente comme la panacée à tout les problèmes économiques, sociaux, environnementaux,etc...
Vous me semblez être quelqu’un de très averti mais il aura échappé à votre vigilance les points suivants, qui sont explicitement décrits dans les articles des traités européens :
-l’union INTERDIT toute restriction aux échanges de biens, de marchandises et de services (ainsi que des capitaux, si pratiques pour les délocalisations) entre les pays membres et les pays tiers. La vague de textiles chinois, que vous jugez « inévitable » et qui a contribué à la destruction de notre industrie, est une CONSEQUENCE directe de ces articles.
- La BCE doit maintenir le taux de change de l’euro ; taux de change qui est actuellement beaucoup trop cher pour l’économie française et qui lamine notre industrie. La seule préparation que pouvait faire la France en prévision de la vague de textiles chinois était de fermer ses usines.
2) Ce qui m’amène au second point. L’euro est trop cher pour l’économie française et c’est encore plus vrai pour les pays du sud de l’Europe. Quelles que
soient les gesticulations des dirigeants et des instances européennes, l’économie grècque ne redémarrera pas. D’ailleurs, le but n’est pas de sauver la
Grèce mais de sauver l’euro, ce qui n’est absolument pas la même chose. Vous prétendez encore que l’euro nous a apporté stabilité et prospérité ? C’est une
position assez singulière, surtout à la lumière des évènements derniers qui ont démontré l’échec cuisant de cette monnaie. On ne peut avoir une seule monnaie
pour 17 économies différentes, dixit les nombreux économistes que l’on n’entend jamais à la radio, que l’on ne voit jamais à la télé ; car il faut à toute
force maintenir le dogme, sans jamais le remettre en question.
Mais il existe tellement de vérités scandaleuses sur cette prétendue construction européenne dont personne ne pipe jamais mot... Je préfère m’arrêter là et
vous conseiller de regarder les conférences de F. Asselineau dont tout les chiffres et citations sont faciles d’accès sur internet.