Ah... la liberté. Si seulement...
Vous préférez peut-être un monde (hypothétique, bien entendu) dans lequel Mondonnale cultive méthodiquement l’addiction au sucre de ses clients —mais à leur insu !, un monde dans lequel Maxanteau dicte quelles sont les graines que l’on peut faire germer dans son jardin (la règle est très simple : il suffit qu’elles soient résistantes à leur désherbant aussi inoffensif que biodégradable). Imaginez-vous un jour que notre monde puisse ressembler à celui-ci ?
Pourquoi les gens « choisissent-ils » de manger de la merde ? [liste non exhaustive...]
- parce qu’ils ne savent pas que c’en est,
- parce que la merde est moins chère à produire, donc permet de réaliser plus de profits (et si en prime la clientèle a un potentiel d’addiction, c’est autant de potentiel de profits en plus), donc les entreprises préfèrent faire des profits en vendant de la merde bon marché à des clients sous addictions plutôt que d’accumuler des pertes en vendant des produits de qualité mais chers à des clients éclairés,
- parce que dans notre monde, qui exige toujours plus de travail, l’individu est « librement » amené à y consacrer le temps qu’il passait auparavant à avoir une vie sociale, se nourrir, se soigner et dormir... alors que les progrès de la productivité devraient plutôt permettre de se divertir, s’instruire ou encore créer.
Alors non, je ne perçois pas cet article comme pro-suppression de liberté, et oui, commençons déjà par interdire les manipulations mentales sur les individus influençables (en d’autres termes : interdisons la publicité à destination des enfants) !