Villepin, Villepin, Villepin...
Pas forcément une grande vision (selon moi, après libre à chacun...), un grand courage apparent, mais le revirement s’annonce déjà. Pour lui, pas de place au conseil constitutionnel comme Debré... Il a déjà commencé sa courbette devant Sarko. Le jeu politique, n’oublions jamais, c’est avant tout un art et une science dans le rapport de force.
Sa candidature dépend d’une seule chose : Le Pen aura t il ses signatures ? C’est bien parti pour. Villepin va disparaître du niveau national. Peut être juste un temps. Seul Jospin a refusé sa traversée du désert.
Un noble, ce Villepin, et c’est à son honneur. Dans sa façon de combattre, dans sa façon d’essayer de convaincre (parce que bon, c’est pas toujours gagné). Une noblesse qui ne peut se gagner qu’en n’ayant jamais été élu, ni en ayant jamais bossé pour le privé.
Comprennent pas, ces hommes politiques ? On veut des grands débats, de grandes questions, plus de querelles bysantines sur des détails. Villepin est un homme politique de son temps, hélas.
Ce Dimanche il était très bon face à L. Ferrari. Il est l’icône de cette classe politique à côté de ses bottes, qui hurle à l’incompréhension. Un peu moins cynique que les autres, dirons nous, c’est déjà ça. Un rien pathétique, aussi, à continuer d’avancer malgré les haches que Sarko lui a allégrement fiché dans le dos.