« S’il y avait des preuves matérielles de l’existence de Jésus, il n’y aurait plus de croyance et plus de foi », dites-vous. Vous confondez deux choses. L’existence historique de Jésus n’est pas une question de foi, mais d’histoire ! La foi, c’est croire que le personnage « historique » Jésus est le Fils de Dieu, mort et ressuscité pour le rachat de nos péchés. C’est croire aux miracles, à la virginité de Marie, à la résurrection de Lazare, aux aveugles qui retrouvent la vue, à Jésus qui marche sur l’eau ou qui multiplie les pains. Bref, la foi porte sur le caractère divin du personnage (croit-on ou non au surnaturel dans les Evangiles ?). Mais se demander si un homme a existé, ce n’est pas une question de foi ! Or, c’est cette existence purement humaine qui est remise en question. Même si Jésus avait existé, on ne serait pas obligé d’avoir la foi, car on pourrait simplement croire en l’existence d’un homme qu’on a, a posteriori, divinisé. Alfaric et Onfray nient l’existence de cet homme.
Pour résumer, il existe trois positions :
- celle de la foi : on prend les Evangiles et toute la Bible au pied de la lettre, on croit à tout (au surnaturel, aux invraisemblances historiques... à tout).
- celle du rationalisme : on croit que Jésus a existé, comme un homme, et on rejette tout le surnaturel contenu dans les textes sacrés (on fait le tri : on décide arbitrairement que Jésus a réellement fait ceci - qui est rationnel - mais pas cela - qui est irrationnel).
- celle du mythiste : on ne croit ni au surnaturel, ni au personnage purement humain qu’aurait été Jésus, car il y a trop d’invraisemblances, trop peu de sources fiables, trop de surnaturel mêlé aux moindres faits, trop d’emprunts à des textes plus anciens... aucune preuve décisive.