Morice nous a une fois de plus présenté un travail admirable.
Son titre est aussi (volontairement ?) une référence au livre de Philip Willan (que je recommande) :
http://www.philipwillan.com/
Puppetmasters.
The Political Use of Terrorism in ItalyPar ailleurs, pour information :
http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special8/2011-07-30/le-manifeste-de-breivik-au-detecteur-de-plagiat-853948.php
http://www.compilatio.net/fr/
Le manifeste de Breivik au détecteur de plagiat
ETTORE RIZZA
samedi 30 juillet 2011, 12:10
Le résultat de notre examen met en évidence
les influences idéologiques du tueur. Elles gravitent pour la plupart
autour du mystérieux blogueur norvégien Fjordman.
Breivik
n’a pas fait que compiler : il a aussi plagié grossièrement Son texte
(à gauche) reprend ainsi des pans entiers du « manifeste d’Unabomber »
de l’Américain Ted Kaczinsky, en changeant juste quelques mots
« Le Soir » a pu examiner le «
manifeste » du tueur avec l’aide du logiciel de détection de plagiat
Compilatio.net. Le résultat met en évidence ses influences idéologiques,
qui gravitent pour la plupart autour du mystérieux blogueur norvégien
Fjordman.
Une
version publique du rapport d’analyse de Compilatio.net est disponible à
l’adresse suivante. Elle permet déjà de visualiser les principales
sources de chacune des 49 parties du document, mais pas de comparer
leurs points communs. http://www.compilatio.net/rapport/ikqr3
Vendredi
dernier, quelques heures avant les deux attaques qui allaient faire 77
morts en Norvège, le tueur présumé Anders Behring Breivik a envoyé à des
milliers d’adresses mail un énorme document dans lequel il justifie son
action. Frappé en première page d’une croix de templiers, ce texte de
1518 pages s’intitule 2083, une déclaration d’indépendance européenne.
C’est à la fois un recueil de textes théoriques sur l’islamisation de
l’Europe, un manuel du parfait néo-croisé et un carnet de bord des longs
préparatifs du terroriste.
Depuis une semaine, les services de
sécurité, la presse et des internautes du monde entier passent au crible
ce « compendium » délirant. Mais a-t-on pour autant identifié toutes
les influences du tueur ? Afin d’en avoir le cœur net, Le Soir a pu
obtenir l’aide gracieuse de la société française Compilatio.net,
éditrice d’un puissant (et coûteux) logiciel anti-plagiat (1). Utilisé
notamment pour contrôler les travaux d’étudiants à l’ULB et à l’UCL,
Compilatio.net permet de passer un document au crible afin d’identifier
ses « similitudes » avec des écrits déjà présents sur le web.
D’habitude,
le logiciel peut éplucher un mémoire estudiantin en moins d’une
demi-heure. Le pavé de Breivik, lui, a nécessité plus de 7 heures de
calculs informatiques – sans parler de l’analyse humaine des résultats…
Ce n’est pas seulement à cause de sa taille (près de 770.000 mots tout
de même). Ce qui a surtout posé problème au logiciel, c’est le nombre
hallucinant de références trouvées sur internet.
Bien loin du rat de bibliothèqueMême
en éliminant manuellement la plupart de celles publiées après les
attentats – souvent des extraits du manifeste lui-même –, la quantité de
sources web dépasse de loin celle de la moyenne des travaux
d’étudiants. Signe que Breivik, loin d’être un rat de bibliothèque, a
surtout réuni des publications disponibles sur la toile.
Pour
faciliter son travail, Compilatio.net a divisé l’énorme document en 49
parties d’une trentaine de pages. À chacune de ces parties, le logiciel a
attribué un « taux de similitudes » en fonction du nombre de phrases
pareilles ou très proches dénichées sur le web. Pour la première partie
du document (pages 1 à 33 du manifeste), Compilatio.net révèle ainsi un
taux de similitude à 63 % avec l’ouvrage What is political correctness
(qu’est-ce que le politiquement correct ?), coordonné par le «
paléoconservateur » américain William S. Davis. Ni le nom de ce dernier
ni celui des coauteurs ne sont mentionnés dans le manifeste.
Mais
l’influence principale est sans conteste le blogueur anonyme Fjordman,
dont le nom est cité 111 fois dans le manifeste – sans compter les 88
renvois vers le blog islamophobe Gates of Vienna, auquel Fjordman
contribue activement.
Après le Norvégien, ce sont des Belges qui
ont le triste privilège de constituer la principale source
d’inspiration théorique de Breivik. Avec 95 références directes, le blog
Brussels Journal du journaliste flamand Paul Belien se taille la part
du lion. Il faut préciser que Fjordman, l’idole de Breivik, a rédigé de
nombreux billets sur ce blog.
À ces deux influences dominantes
européennes s’ajoute une noria de penseurs anti-jihad américains,
souvent proches du mouvement néoconservateur.
Dans son édition
de samedi et dimanche, Le Soir présente quelques-unes des grandes
étoiles de la « galaxie » Breivik.
À savoir ces théoriciens de
l’islamisation qui, sans armer la main du tueur, ont nourri sa funeste
obsession.
(1) Nos remerciements à Marion Daniel, de la
société Compilatio.net, ainsi qu’au professeur François Heinderyckx, de
la section Infocom de l’ULB.
_ _ _
Un documentaire (malheuresement pas encore traduit en français) :
NATO`s Secret Armies
tv documentary
They were to ’stay behind’ if the Red Army overran Western Europe.
Operating from secret hideouts behind enemy lines, they were to organise
armed national resistance against the occupying Soviet forces.
Recruited and trained by the CIA and MI-6 and coordinated by NATO,
Europe’s secret army was the most ambitious covert operation to defend
democracy since the Second World War. But over time the top-secret
stay-behind network set up by Britain and the United
States in almost 20 European countries became involved in just the
opposite : fixing elections, political assassinations, coups against
democratically elected governments, and in what can only be described as
acts of terrorism, which cost the lives of hundreds
of Europeans. The story of Europe’s stay-behind network with names like
GLADIO in Italy or SDRA8 in Belgium is one of the most powerfully hidden
secrets of recent American and European history.
NATO’S SECRET ARMIES examines three major terror attacks : The Brabant
massacres in Belgium, The Oktoberfest bombing in Germany and the Piazza
Fontana killings in Italy. Through the testimony of former terrorists,
Gladio, ex-CIA agents, diplomats, prosecutors
and police investigators the film piecestogether the disturbing trail of
influence behind each of the attacks andconsiders whether hundreds may
have died at the hands of state sponsoredterrorism. More chillingly, it
asks whether the strategy of tension mightstill
be in use today.
UK 2009
52 min
NATO’s Secret Armies (2009) [47 minutes]
Friday Jul 9th, 2010 7:17 AM
by Andreas Pichler
In 1990, alarming evidence of NATO-sponsored terrorist
attacks came to light. This is the shocking story of Operation Gladio ; a
tale of espionage, conspiracy and political violence [47mins]
This film shows how the Right subverts democracy by using fear to push a population in a certain direction.