Ce sont les syndicats, qui ayant su profiter des difficultés du
gouvernement à contenir sa jeunesse, ont obtenu les accords de la rue de
grenelle.
De fait le PC et ses courroies de transmission, pour la première fois débordés sur leur gauche (ils incarnaient jusque là l’idéal révolutionnaire ’maîtrisé’) ont décidé tout à la fois de noyer et de récupérer le mouvement en le transformant en un vaste mouvement de revendication.
Il est certain que le fossé était grand entre les enfants terribles de la bourgeoisie de l’époque (on ne disait pas encore ’bobos’) qui lisaient H. Marcuse et rêvaient de tordre le cou à la société de consommation et les ’travailleurs’ qui rêvaient d’une augmentation (gagner plus pour consommer plus). Les étudiants n’étaient pas les bienvenus parmi les piquets de grève devant les usines.
Pour ce qui concerne les avantages acquis à Grenelle pas besoin de triomphalisme, tout a été ’grignoté’ par l’inflation dans les semaines et les mois qui ont suivis.