Ce qui est le plus surprenant dans cette crise des dettes est qu’elle ait surpris.
Cette surprise est le signe d’un état d’esprit pathologique des élites au pouvoir. S’imaginaient elles qu’en s’endettant année après année, il n’arriverait pas ce qui arrive aujourd’hui, « un commandement à payer » des créanciers, le couteau entre les dents.
Ne voyaient-elles pas le gonflement, année après année, du poids des intérêts qui se montent pour 2011 à 43 milliards d’euro pour la France, soit le 2ème poste budgétaire.
Comment ont-elles pu accepter et voter des budgets en constant déficit ? Comment ont-elle pu accepter que Sarkozy explose le déficit en le doublant à 120 milliards d’euros ?
L’exemple de l’Islande est très intéressant et positif, laisser les banques défaillantes faire faillite. Pourquoi n’a t-il pas été suivi en France ? Et si cela n’était pas possible, pourquoi l’état n’a t-il pas pris le contrôle des établissements financiers qu’il finançait si légèrement avec l’argent du contribuable et de ses descendants ?
L’Union Européenne n’est pas la solution car tous les pays qui la compose sont endettés et il ne serait pas honnête de demander aux fourmis endettées de secourir les cigales ruinées. De plus, l’UE a failli démocratiquement en forçant l’adhésion à un traité constitutionnel refusé par les peuples. Qu’elle n’attendent donc pas que les peuples la soutiennent aujourd’hui.
Que les élites politiques fassent leur mea culpa et qu’ils changent de politiques en favorisant les peuples plutôt que les multinationales. La première chose à faire serait de mettre en place un protectionnisme sévère aux frontières de l’Union afin de redonner du travail aux européens.