à Marc Gélone :
« Après avoir lu l’article que vous indiquez, j’en reste baba ! »C’est normal, il va tellement contre la version unilatérale propagée
par la presse mainstream, que ça se surprend ceux qui n’ont entendu que
le son de cette coche-là, en renonçant à tout esprit critique.
Ce n’est pas pour cette raison que j’en reste baba ; mais ça vous l’aviez compris.
Je me dis simplement que si on menait toutes enquètes de la manière dont est fait cet article, il y aurait de gros problèmes dans la justice (je veux dire : de plus gros problèmes encore que ceux déjà existants !
)
Et c’est pour cela que je vous avais expressément enjoint de ne pas
le lire. Vous l’avez donc fait à vos risques et périls, avant de
démontrer que vous faites partie de ceux qui tiennent mordicus à
l’innocence de Troy Davis
Mon dieu, comme vous lisez dans mes pensée, c’est impressionnant !! 
Pas de bol, je ne tiens ni à l’innocence de M. Davis, ni à sa culpabilité.
Ce à quoi je tiens, c’est à des procès équitables. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’article que vous citez est loin de démontrer que tel fut le cas pour celui-ci ; comme pour de trop nombreux autres. Ce qui, d’ailleurs, est très surprenant, pour un article qui, lui, semble tenir mordicus à la culpabilité de M. Davis.
« « Dommage », également, que vous fassiez l’amalgame entre le
fait que sa condamnation présentait de trop nombreux doutes pour ne pas
être, au moins, réexaminée… »
Vous voulez dire, j’imagine, ré-ré-ré-ré-réexaminée, puisque ça fait vingt-deux ans que ça dure.
Libre à vous de considérer qu’il le fut, et de manière équitable. Nous n’avons pas, visiblement, la même conception du « travail » bien fait en matière de justice.
Ne serait-ce, pour commencer, que l’affirmation selon laquelle « sept
témoins sur neuf » se seraient rétractés, alors que Montabert en
mentionne 34 pour l’accusation. Et, dans cette optique, plutôt que de
rester baba, vous pourriez peut-être vous attaquer aux informations
fournies par Montabert, façon ReOpen TDavis…
Reopen maintenant ? Bigre.
Ce serait très long de rentrer dans le détails, mais, grâce aux médias non-mainstream - que vous n’êtes surement pas le seul à parcourir -, il est impressionnant, en fouillant un peu (et même beaucoup) de voir, par exemple, la manière dont ont été recoupés les témoignages à charge - dont ceux cités dans l’article en question. Tout comme les témoignages à décharge d’ailleurs.
Ce qui me conforte dans le fait que la condamnation de M. Davis ne ressort absolument pas d’un procès (et d’une « instruction », bien qu’on ne puisse pas appeler ça comme ça aux US) équitables et justement réalisé.
Et encore une fois, cette réflexion ne présage en rien de la culpabilité ou de l’innoncence ; elle constate juste que les preuves dans un sens ou dans l’autre étaient largement insuffisantes, et qu’il aurait fallut un nouveau procès.
Peut-être
parviendrez-vous à me convaincre que c’est Montabert, et non la grande
presse, qui a menti ou, à tout le moins, déformé les faits. Je n’ai pas
trop d’a priori à propos d’une affaire dont je n’ai vraiment pris
connaissance qu’au cours des dernières 72 heures sans éprouver le
moindre préjugé, favorable ou défavorable, à l’égard du condamné.
Je n’ai la prétention de convaincre personne. Je pense que la presse, quelque soit son son de cloche, n’a fait que rendre compte des avis ou des recherches des uns et des autres.
Le problème ne vient pas de la presse, mais du procès bancal qui à abouti à une condamnation à mort, sans preuves suffisantes.
Dans l’hypotèse de la culpabilité de M. Davis, peut-être ces preuves existent-t-elles, mais elles n’ont en tout cas pas été exposées - je parle durant le cours de la justice, pas dans les journaux - ni recoupées de manières suffisamment convaincante et certaine pour arriver à justifier la peine ultime.