A l’auteur,
Je pense que votre article manque d’un développement de la phrase suivante : "sans susciter l’émotion que j’imaginais, car les scènes se succèdent en
effleurant chacun des sujets sans aller jamais au fond des choses et, au
final"
Si le fond des choses correspond à l’impact de ces atrocité sur les enfants et sur les familles, effectivement, vous pouvez être décu.
Mais, clairement, le vrai sujet du film n’est pas les victimes. Le sujet du film, c’est la BPM, c’est le tribu que paient les policiers qui traitent ces affaires. Ce tribu, c’est leur vie de famille et leur santé mentale. C’est parfaitement illustré par la chute (sans mauvais jeu de mot) du film.
On peut arguer que cette présentation n’apporte pas grand chose pas rapport à un documentaire classique. Au contraire, en faisant un film, maiwenn recrée autant que faire se peut l’atmosphère dans laquelle peut baigner un policier de la BPM. Chose impossible dans un documentaire classique où la volonté légitime d’anonymat, et la pudeur masquent une partie de la réalité.
La présence de maiwenn dans ce film n’a a mon sens pour seul but que de faire comprendre au spectateur que ce qu’il voit est bien la restitution de ce qu’elle a ingurgité durant son stage à la BPM de paris.
On passera sur l’histoire de coeur à deux balles entre maiwenn et joey star, genre de gommette scénaristique totalement improbable, collée ici car prévue à l’avance.
Clairement, c’est un hommage, une tentative de réhabilitation, de la BPM et du travail de la police en général. Et comme vous l’aurez compris, chez moi l’objectif a été atteint. J’ai vu ce film gratuitement en avant première, or c’est le premier film depuis bien longtemps pour lequel j’aurais volontiers payé ma place.
Cordialement.