Marc Gelone dit « leur
problème, c’est que la démocratie ne débouche pas sur les résultats qu’ils
souhaiteraient ». J’ai aussi le sentiment qu’on dit souvent
« c’est pas démocratique » quand en fait il serait plus honnête de
dire « je ne suis pas d’accord ». En réalité, « démocratique »,
ça veut dire que c’est le peuple qui décide. Ça ne veut pas dire que je suis d’accord,
car le peuple peut se tromper (et je peux me tromper).
Ceci dit, même en
utilisant le mot « démocratique » dans son sens rigoureux, il est clair
que de nombreuses décisions prises par nos élus dans nos démocraties ne sont
pas démocratiques. On dira que c’est inévitable : le peuple n’a pas le
temps de prendre lui-même toutes les décisions pour régler toutes les affaires
publiques. OK, mais il pourrait décider sur les questions les plus importantes
en refusant une décision par votation populaire (référendum) ou adoptant par
votation populaire une décision proposée par des citoyens (initiative). Il s’agit
donc d’introduire le droit de référendum et d’initiative populaires (voir
l’article « Pour la démocratie semi-directe » sur mon site). Et ça
marche : il suffit de voir en Suisse. Les Français ne sont pas plus cons
que les Suisses.