Article très iconoclaste.
Quand on parle de démocratie, je ne peux pas m’empêcher de penser à cette réflexion de Rousseau qui me laisse perplexe : « La volonté ne se représente pas ». Donc, pour moi, les élus ne représenteraient qu’eux-mêmes. Et s’il devait y avoir représentation, ce serait une représentation de quoi ? De qui ? Qui pense quoi, à quel instant ? car la pensée, l’opinion qu’on se fait d’une chose varie selon les circonstances.
Toute cette histoire de démocratie, dont on nous vante les mérites innombrables, n’est valable que si le mandaté (l’élu) suit scrupuleusement les volontés (au pluriel) de l’électeur. Ce qui n’est que rarement le cas.
En général, je me méfie de ceux qui parlent pour les autres. Il se cache toujours quelqu’intérêt privé, ou d’un groupe. Et qu’on ne décèle que quand il est trop tard. C’est là la clé : gagner du temps.
Je suis très perplexe.
Deuxièmement, ne vantez pas trop la démocratie athénienne. Ne pouvaient voter que les hommes, habitant et originaires de la cité, excluant les femmes, les étrangers et les esclaves. Donc pas grand monde. Inutile d’en faire un foin et d’évoquer que, parce que c’est ancien, c’est bien.
Autre souci. Après 10 ans de révolution, en 1799, pour ramener la paix sociale chère à la bourgeoisie et aux paysans ayant acquis des biens nationaux, il s’est installé une dictature. Je me méfie de la tentation bonapartiste qui met fin au chaos. Donc, de tous ceux qui prêchent un ordre nouveau.
Alors, je suis bien obligé de me contenter de ce qu’on a, càd. le meilleur des mauvais systèmes.