Ce qu’il est intéressant (ou serait intéressant) de faire est d’envisager
une « répétition » de l’Histoire en remontant à un phénomène assez
similaire de « collapse civilisationnel » ayant entrainé à l’âge du
Bronze la fin de x empires, royaumes, etc… développés au M.O, en Egypte, etc…bien
souvent mis au compte des « Peuples de la Mer » quand bien même ce
processus semble avoir débuté avant autant que s’être achevé après l’arrivée de
ces antiques immigrés clandestins ou non « de souche »…le tout étant à
lier au degré d’hypercomplexification atteint par les sociétés qui furent
touchées : hypercomplexité dans les champs politique, économique, technique
(technologique) ainsi que sociale…
Well, un schéma que nous retrouvons aujourd’hui dans notre occidentale
post-modernité « enclavée » et notre monde globalisé.
Pour en revenir à ce collapse civilisationnel antique, il semblerait que
autant complexification que spécialisation aient induit au final une telle
pression que le seul dénouement était leur chute inéluctable et enfin d’un
« réajustement » avec des modèles ultérieures : plus simples, mais aussi
à une échelle plus « humaine »… bref une jurisprudence historique qui a
de nombreux points communs avec le processus en cours que nous connaissons :
On observe au niveau sociopolitique un complet décalage entre dits »représentants"
et le « démos » (qui selon le principe démocratique ont délégué leur
part de pouvoir individuel aux dits représentants « déconnectés » de ce
même « démos »), autant qu’une neutralisation de plus en plus avérée du
Politique en faveur de l’Economique : et l’instauration d’une abstraite (pour le
« démos ») Autorité aussi polymorphe qu’invisible pour le lambda : les
classes sociales qui formaient l’épine dorsale de cette fragile pyramide et
donc la « supportaient » stricto sensu, permettant un continuum
socio-économique allant de la base
lumpen lambda aux cimes olympiennes, sont en passe de disparaître : à savoir dites
classes moyennes : ce processus de fragmentation
sociale, nous faisant passer d’un modèle pyramidal vertical vers un modèle
bi-horizontal (soit qui si la tendance s’affirme nous conduira à deux « plans-sociétés »
parallèles : à savoir d’un le plan socioéconomique (démographiquement majoritaire)
où les lumpen, lambda et « classes moyennes » auront fusionné pour
former une sorte de socio-patchwork voué à une existence en mode « survie »
selon le principe de concurrence et soumis au techno-contrôle de l’autre société
: qui elle évolue(ra) dans son olympien bunker, bien loin du Réel
« lambda »…
Cela étant la première étape du collapse à venir : la phase sociodéstratification
et fragmentation (en cours). Les développements technologiques eux allant de
pair avec une valeur autant du travail humain de plus en plus proche de zéro
(robotisation) que celle du travail-cerveau humain qui ira aussi vers zero
(développement I.A) conduira là au niveau « sapiens » à corriger (et
anéantir) l’hyperspécialisation (obsessive) dans le champ socio-économique
(autant que scientifique) qui dans un rôle similaire à celui joué par les
classes moyennes dans le registre sociopolitique, supportait l’économie
actuelle (qui a connu une nette hyperspécialisation dans le registre « services »…services
que des I.A ou robots pourront assurer à moindre coût) : là à nouveau aussi
cette déspécialisation contrainte ou forcée (ou le fait de rendre « technologiquement »
inutile l’hyperspécialisation de x centaines de milliers d’agents économiques)
est aussi une autre étape à venir.
(comme j’ai longuement développé x fois sur ces thèmes, je ferai court
aujourd’hui) reste aussi une autre conséquence habituel : à savoir dépopulation :
à l’Age du Bronze, autant conflits violents que problèmes environnementaux
s’étaient cumulés pour que la population humaine connaisse une drastique chute
démographique dans les régions affectées. Si je m’en tiens aux déclarations de
x « McWorldistes » et de leur idéal meilleur des mondes avec 80% de
sapiens en moins, j’imagine que saura être trouvé un usage « utile » de
la Guerre (que ce soit entre lambda d’une société ou entre lumpen du monde), ou
autre medium démo-réducteur : d’autant plus, si le discours écologiste (tendance
homocidaire) arrive à être détourné en ce sens.
Par contre, un bémol dans cette rapide tentative de comparaison (j’ai évité
de référer au biais d’analyse imputant généralement aux « peuples de la Mer »
plus barbares mais aussi plus « agités » qui se retrouve retraduit
aujourd’hui par l’inversion des causes et effets lorsque l’immigration légale
ou clandestine depuis le Sud se voit imputée de telle ou telle responsabilité
sur tel ou tel problème des sociétés du Nord : alors que c’est bel et bien
l’évolution civilisationnelle de ces mêmes sociétés qui en elle-même contient
les germes du collapse à venir, si cette perspective "historique et
civilisationnelle" continue à être ignorée : ce qui en soit n’est pas
étrange à comprendre du moment que ces mêmes sociétés ont postulé la dite Fin
de l’Histoire avec l’avènement de la dite Démocratie Libérale) : si les sociétés
de l’Age du Bronze ont vu leurs élites disparaitre : nos olympiens ne
disparaitront pas : la différence majeure étant que ces antiques élites étaient
dépendantes de leurs contemporains, les nôtres ont su s’affranchir de toute
dépendance que ce soit (national, culturelle, sociale et bien entendu
économique avec la virtualisation de l’Economie : on ne risque pas de perdre ses
terres, son bétail, etc…). De la même façon, que les olympiens du Sud ne seront
pas plus affectés que leurs congénères du Nord : du fait, qu’en ces olympiennes
altitudes : il n’y a ni Nord, ni Sud…
So au choix, civil war permanente au Nord et Sud en mode techno-contrôle&jungle (somme toute assez rentable)…ou une ’tite GM3…le seul
remède étant, au jour d’aujourd’hui, d’être capable dans le même d’un : de
produire à nouveau du Culturel (des « méta-liens » socioculturels
formant un liant social assurant la cohésion de nos sociétés et établissant des relations équilibrées entre sociétés humaines différentes) donc un
nouveau paradigme de la dite « globalisation » ; et donc deux de revenir à ce qui définit en tout ou partie,
homo sapiens : s’adapter…l’Histoire n’étant jamais finie…