La prostitution représente 60 milliards d’euros de chiffre
d’affaire annuel. Selon la Brigade de Répression du Proxénétisme,
une prostituée rapporte à un réseau entre 9.150 et 12.195 euros
par mois.
Pourquoi le législateur ne parle-t-il pas de s’attaquer aux
réseaux de proxénétisme et de traite des blanches ?
Bizarrement on ne s’attaque qu’à la prostitution
traditionnelle et uniquement traditionnelle...
Ce qui gène le législateur moralisateur est que notre
ploutocratie ne touche quasiment rein de la prostitution
traditionnelle.
Tant qu’il y aura des clients, des filles (ou garçons) des mafias
et des financiers avides de profits, la prostitution existera... même
si l’on veux nous faire croire que l’on veux l’abolir.
Toutes les lois ne feront que modifier la forme de prostitution,
et, surtout à en changer les bénéficiaires.
Il existe un bon moyen de s’approprier ce fric sans devenir
proxénète, discrètement, facilement, « presque » légalement, et en
toute impunité. Ce moyen est décrit dans le rapport
N° 3334 de l’Assemblée Nationale sur la prostitution en
France du 13/04/2011
Je cite une partie du plan du rapport :
III. –
L’APPARITION D’INTERNET A PERMIS L’ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE
FORME DE PROSTITUTION … p.49
A. INTERNET, UN MÉDIA PRIVILÉGIÉ
POUR LA PROSTITUTION.
a) L’avantage financier : la faiblesse des
coûts d’accès et de fonctionnement
b) La discrétion et
l’anonymat : la facilitation du passage à l’acte pour le client
comme pour la personne prostituée.
c) L’impunité : les
difficultés de la répression du racolage et du proxénétisme sur
Internet.
Je continue de citer le rapport :
"Ainsi,
comparée à la prostitution de rue, la prostitution par Internet
démultiplie la clientèle.« ...
»Ceci profite en
premier lieu aux réseaux de traite et d’exploitation sexuelle, qui
peuvent, à peu de frais, créer un site Internet, hébergé
dans des cyberparadis connus pour leur législation
laxiste, et l’alimenter en annonces et photographies diverses. Les
réseaux peuvent également utiliser des sites Internet déjà
existants pour y déposer des annonces multiples. Ainsi, la
rentabilité de leurs activités est maximale."
et
aussi : pour une prostituée indépendante "une inscription
de trois mois peut coûter entre 300 et 1000 euros, selon le site, la
présence sur la première page coûte plus cher." Etc...
le rapport précise lui même que les clients qui passent par les
sites de rencontre internet ne pourront pas être pénalisés. Que
ces réseaux sur internet ne pourrons pas être pénalisés, et que
pour eux « la rentabilité de leurs activités est maximale
».
Le permis pour la ploutocratie d’organiser le proxénétisme et de
contrôler la mafia se met en place petit à petit.
Un peu de propagande moralisatrice pour masquer les vrais enjeux... on débat, on s’engueule, et un jour, un réseau extrêmement puissant et occulte vendra nos jeunes filles sur internet. La police, la justice resterons impuissantes !
Enfin.. je vois peut-être un peu trop le mal partout ???