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Commentaire de Asp Explorer

sur Etudiants étrangers : Et la fuite des cerveaux ?


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Asp Explorer Asp Explorer 24 décembre 2011 11:39

Il faut aussi voir que les ressources consacrées par la France à la formation supérieure, en particulier universitaire, sont très limitées. Quand vous avez passé quatre années d’études très sélectives et que vous vous retrouvez avec une vingtaine d’étudiants en master, et que le directeur du labo leur dit « bonne nouvelle, cette année, on a de quoi financer DEUX doctorants », vous commencez à comprendre que les places sont chères. En France, les études des étudiants étrangers sont, contrairement aux pays anglo-saxons, principalement financées par l’état, donc par les contribuables français. Des gens qui ignorent sans doute que leurs impôts servent à subventionner des gens qui viendront ensuite concurrencer leurs enfants sur le marché des études, puis sur celui de l’emploi. Et ce n’est pas anecdotique, les étrangers représentent 12% des étudiants.

A l’origine, cette pratique venait du temps des colonies, quand il s’agissait de former une élite « indigène » pour administrer l’Empire. Puis, à la décolonisation, on a étendu le système par calcul politique : il s’agissait de former les élites des jeunes nations en développement, afin d’avoir dans ces pays des dirigeants francophones, voire francophiles. Ça a fonctionné jusqu’à un certain point, mais aujourd’hui, c’est une stratégie perdante.

Car les étudiants les plus doués restent souvent dans leurs pays d’origine, souvent dotés d’universités d’élite très sélectives. Un jeune Chinois d’excellent niveau intègrera préférentiellement l’université de Pekin, qui est une des meilleures du monde. S’il est d’un niveau moindre, mais que ses parents sont aisés, il ira se former et se faire des amis utiles dans les universités anglo-saxonnes. Il n’y a donc que les étudiants moyens des classes moyennes qui se retrouvent dans les établissements français, pour la bonne raison qu’on leur y paye leurs études. Sauf qu’ils n’ont pas vocation à devenir des décideurs dans leurs pays (c’est du reste aussi un peu pour ça qu’ils veulent rester chez nous).

Bref, nous récoltons le second choix du tiers-monde, que nous formons à nos frais à la grande joie de madame Parisot, puisque l’abondance de main d’œuvre qualifiée exerce une pression à la baisse sur les salaires en France.


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