bonjour adys et bonne fête
"après quoi courons-nous ?
tés bonne question. il y a très longtemps qu’un économiste y a répondu, non qu’il détiene une quelconque vérité, mais il a en partie formalisé une des clès du mécanisme de nos désirs.
de ce fait il renvoie à une compréhension de nos comportement biologique et pose un problème de fond pour modifier notre évolution dont tu soulignes l’orientation suicidaire.
comprendre comment fonctionne notre psychique avec lequel nous devons passer notre existence. aujourd’hui nous le savons en grande partie, mais il est la spécificité de quelques professionnel, l’enseigner a tous engendrerai forcément un autre paradigme de l’existence.
je te copie la définition de la rareté par Albertini.
La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a
pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté
économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de
posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous
incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter
directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il
accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant
de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la
rareté, et non une simple relation aux choses.
Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique.
La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne
débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui
permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens
pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la
rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de
nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le
désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour
vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos
vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous
jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La
technique et son application à la transformation du monde élargissent le
champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la
rareté ne recule pas, elle progresse.
Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître
de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté
précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus
contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et
l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités,
les désirs et les raretés. »…/
« « nous sommes ainsi lancés dans une course sans fin qui condamne à la croissance et par-là même à la rareté. Dieu fasse que nous nous complaisions dans la poursuite de ces leurres,
car aujourd’hui nos techniques sont si puissantes que le déchaînement
de la violence « traditionnelle » signifierait, le suicide de
l’humanité. »…/
« le passage de la société traditionnelle à la société moderne
se fait au moment où le détournement de la violence, autrefois dominée
par le sacré, se réalise principalement sous l’égide de la rareté
économique et son instrument : la monnaie. Certes, dans la société
traditionnelle, l’économique existe ; mais il est en quelque sorte
enkysté, voire intégré dans des rapports sociaux dominés par le sacré et
le politique. La maîtrise de la rareté passe alors par les interdits
(du sacré et du politique), par l’exercice de la vertu privée.
ddacoudre.over-blog.com
cordialement.