Merci pour vos contributions. En rentrant du boulot, quelques compléments.
1/ Le navire est venu en grand à droite pour s’écarter de la terre (quand quelqu’un s’est aperçu qu’il était vraiment trop près). On le voit sur les enregistrements AIS.
2/ Dans la giration, le navire a pris le rocher (en chassant) ce qui explique la forme de la brèche et l’aileron intact (qui ne l’aurait pas été s’il avait « raclé » droit.
3/ Ensuite, c’est une manœuvre assez classique (déjà effectuée par d’autres commandants dans le même cas, même si elle reste heureusement assez rare), on vient faire un demi tour par la gauche pour aller s’échouer au plus près du bord (au large les victimes se seraient comptées par centaines). Par la gauche impérativement, ce qui a pour effet de faire gîter le navire sur tribord et donc d’éviter au maximum à l’eau de s’engouffrer par la voie d’eau à bâbord.
4/ Quand le navire s’échoue, il subit des avaries sur tribord, mais au point où on en est, l’essentiel est de le poser.
5/ Sur les premières images, la gite est minime. Elle s’accentue ensuite, mais c’est difficile de prévoir avant le coup (ça dépend du fond). Et c’est dommage, car les passagers auraient pu être évacués le lendemain, de jour, et on aurait évité les morts.
Reste le point crucial, avarie ou pas avant le choc. Les premiers témoignages des passagers font état d’un choc entendu "vers 21H30 soit bien avant que le Concordia touche le rocher.
Difficile d’en dire plus, d’autant qu’une avarie remettrait en cause l’armateur directement. Même si elle n’enlève rien à la responsabilité du commandant qui était de toute façon, trop près (une avarie à 3 ou ’ milles de la côte a moins de conséquences).
J’essaierai de vous tenir au courant, si j’apprends du nouveau.