La première fois où j’ai entendu cette notion de taxe sociale, c’était au début des années 90. A l’époque, c’était tellement novateur que personne ne croyait à la réalité de la solution : si lumineux et si évident que personne n’y avait pensé, cela ne pouvait pas exister.
Donc, personne n’y croyait. Depuis, cela fait plus de 10 ans, et de nombreuses solutions ont été avancées pour corriger l’effet négatif de transformer un impôt supposé solidaire (les plus riches payent proportionnellement plus), dont on pourrait aussi parler d’ailleurs, car il peut y avoir un danger à trop taxer ceux qui gagnent le plus, parce que justement, ce sont ceux qui ont la possibilité de partir ailleurs (rappelez-vous toutes les indications sur les français qui s’installent à l’étranger dont les stations de ski suisse).
Une des possibilités peut être d’avoir une taxe sociale plus faible pour les produits de base (comme on a déjà avec la tva sur les produits alimentaires).
Une autre solution pourrait d’avoir un seuil bien plus élevé de non imposition (IRPP), du genre pas d’impôt du tout pour un célibataire gagnant 2000 euros/mois
On pourrait aussi aménager le remboursement Sécurité sociale (la vraiment très couteuse branche maladie) pour mieux rembourser les revenus plus faibles (c’est d’ailleurs la direction prise avec la CMU, même s’il y a autre chose dans la CMU qui bloque un peu le système).
De toute façon, on va y arriver. Mais les choses vont bien trop lentement, et j’ai peur que l’on finisse par mettre un pansement sur une jambe de bois au lieu de se décider de le mettre avant l’amputation ...