Bonjour,
Intéressant, votre débat. La notion de « capacité subjective » serait peut être plus à propos que celles de « subjectivisme » et de « puissance subjective ». A ce niveau, il y a sans doute lieu de considérer des éléments déterminants qui ne sont pas des moindres. Voir, par exemple, l’impact de la connaissance dite par oui-dire, que l’on peut même éventuellement approcher du point de vue spinoziste. L’intérêt des ouvrages de philosophie, n’est-il pas de laisser au moins espérer qu’il soit permis d’entreprendre une juste critique des formations doxastiques ? Des risques qui ne sont pas des moindres surviennent lorsque la connaissance par oui dire devient prépondérante, et préexiste à la possibilité d’appréhender la subjectivité des uns et des autres. On peut même avoir à ce propos, parfois, l’impression de quelque tentative de surimpression.
Il semble qu’il y ait un plus grand intérêt humain à concevoir les autres sujets, et même les autres cultures, comme irréductibles aux images produites par la connaissance par oui-dire.
Evidences, peut être, mais qui éloignent du pessimisme. L’approche philosophique, aussi, peut éventuellement avoir pour intérêt d’entraîner à appréhender des systèmes de pensée et de représentation différents, dès lors que l’on souscrit au pari de l’altérité.
Coté carpe diem, on pourra peut être revoir le film « Le cercle des poètes disparus », qui ne manque pas d’un caractère aimablement subversif 