Les sociétés d’assurances pourraient parfaitement intégrer l’assurance maladie générale, et sans surcoût significatif dans leur gestion courante (au premier franc) de l’assurance maladie des travailleurs non salariés, frontaliers et autres non assujettis. Les structures sont opérationnelles et fonctionnent à coûts réduits grace à la mécanisation et l’informatisation intensive de cette gestion.
D’autrepart, les assureurs réalisent des produits financiers très substantiels sur les cotisations, qui viennent bonifier les résultats d’exploitation. Ce n’est pas le cas dans le cadre d’une gestion Etatique.
En troisième lieu, et c’est peut être là ou le sujet est sensible, les assureurs sont mieux équipés que l’Etat pour contenir l’évolution de la fraude dont on devine que le coût global est absolument considérable. (Des affaires récentes donnent une idée de ce que l’imagination peut inventer pour profiter des failles du système)
La loi Evin encadre déjà les pratiques des assureurs en matière de gestion de l’assurance maladie et proscrit notamment l’application de « bonus malus » au système, tout comme d’ailleurs l’application libérale de majorations de cotisations liées aux résultats de la branche. Les majorations sont très encadrées et sont générales. Les longues maladies et traitements couteux ne sont en aucune manière pénalisés.
Les assureurs ont du adapter leur gestion aux contraintes de cette loi et ont dès lors acquis l’expérience et la maturité necessaires pour la faire fonctionner, bon an mal an à l’équilibre.