Je ne suis pas économiste mais mon pragmatisme naturel de pauvre (hummm)me fait dire que les solutions existent déjà seulement on ne veut pas mettre le doigt dessus.
La secu que l’on paie, nous petites gens, pour tout le monde y compris le (grand) patronat, est dans la plupart des cas adossée à une mutuelle qui cache son nom de cotisation supplémentaire, le même processus existe pour les retraites avec les complémentaires, si l’ensemble de ces cotisations additionnées des cotisations chomage et allocations familiales étaient régies par une caisse unique mutualiste ou associative, la masse monétaire étant investie à l’instar des livrets A dans les services publiques de rapport (HLM, autoroutes...), le problème me parait en partie réglé.
De plus les cotisations familiales et chomage étant souvent bénéficiaires, il pourrait y avoir une baisse globale de la cotisation unique ou reversion dans les branches déficitaires.
Je ne vais pas me faire d’ami mais cette solution permettrait une réduction très importante des frais de fonctionnement, de personnel et de foncier qui sont une des premières raisons du déficit.
D’autres économies peuvent être faites comme un plafonnement drastique des retraites élevées, il serait possible aussi d’allouer un montant de dépense en médicament mensuel à chaque medecin généraliste qui devrait obtenir une autorisation spécifique de dépassement limitant ainsi la surconsommation de médicament de confort permettant un contrôle constant des abus.
La possibilité de surtaxer les grosses voitures, les bateaux de plaisance, les avions privés pourrait tout autant participer à combler les trous, ainsi qu’augmenter les taxes pollution d’une part reversée à la caisse unique, la pollution étant responsable de diverses maladies professionnelles.
La responsabilisation des chefs d’entreprise par des amendes personnelles lors d’accident du travail pourraient aussi participer au redressement général.
De plus la gestion hospitalière totale devrait glisser dans les mains des régions au même titre que les lycées en tant que service publique et dégréver les montants abyssaux qui affectent la sécu.
Il y a de quoi s’inquiéter quand je vois de bons citoyens au sens civique développé qui cherche à sortir des caisses nationales pour entrer dans le privé, ne voyant pas plus loin que leurs boutons de chemise. Cette solution est la pire de toute et participe à la désagrégation de la société solidaire, sans compter que les assurances privées ne font pas de cadeau et que si les prix semblent faibles les prestations le seront tout autant, gare aux évictions sans préavis ou au non-remboursement d’hospitalisation non prévue dans tel ou tel alinéa de la page 4 en tout petit à la fin du paragraphe 12.
Voilà quelques hypothèses qui à bien y regarder semblent viables, mais je vois poindre le syndrome bureaucratique typiquement français qui va venir entacher mes doux rêves, vous rendez vous compte, les patrons qui paient moins, les employés aussi et pas de taxes abracadabrantesques sur les importations qui au demeurant, une fois de plus, ne toucheraient que les bas salaires.