Bonjour,
vous dites :« Sarkozy n’a pas changé ou alors s’il a changé, c’est pour devenir le même en pire, au service du même empire. »
Humm, ça se discute. Sarkozy a inventé le retournement de veste présidentielle : Est-ce que c’est une preuve de changement, ou bien de constance ?
Vous dites : « Au final, la tonalité semble décadente. Comme l’avait supposé Nietzsche, les périodes de puissance sont accompagnées de tendances décadentes. » Je crois que s’il a changé, c’est en ce qu’il est devenu un loser : depuis longtemps il doute, il sait qu’il a perdu la main et la machine infernale est cassée. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.
Il espérait faire une ’blitz-campagne’ (pardonnez ce barbarisme, j’ignore le mot en allemand), il a été contraint d’entrer dans la course prématurément. Pas bon, ça, pour lui.
Enfin, et surtout, vous écrivez : « Après tout, nous ne sommes pas malheureux à l’époque post-fasciste en 2012 »
!!!
Vous voulez dire : post-capitalisme ? Parce que l’évolution naturelle du capitalisme démocratique, c’est le corporatisme totalitaire (*), autrement dit, le fascisme de droite, par opposition au totalitarisme étatique qui est un fascisme de gauche.
Citations :
« Le corporatisme, c’est La grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens ». (Naomi Klein)
« Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’Etat et des pouvoirs du marché. » (Mussolini)
« Et pour ces gens, ce qui est bon pour les US est bon pour le monde, par conséquent ce qui est bon pour Haliburton est bon pour le monde entier. »La politique étrangère des Etats-Unis est, pour une large part, un exercice de projection de masse à la faveur duquel une infime élite uniquement préoccupée par ses propres intérêts prend ses besoins et ses désirs pour ceux du monde entier.« (Naomi Klein)
(*) »L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force." (Normand Baillargeon)