Bonjour Kssard
C’est plus un billet d’humeur qu’une expertise économique.
D’ailleurs, question expertise, on a vu où nous menaient ces gens qui
prétendaient manier les ficelles d’une science exacte.
L’économie appartient aux sciences humaines comme la philosophie.
Prétendre
qu’un système puisse être global est dans ce sens une belle supercherie, un
totalitarisme qui prend l’étiquette de la modernité pour tromper son monde
Tel cet histoire du loup trempant sa patte dans la farine afin que les agneaux
ouvrent la porte en absence de leur mère.
La globalisation est la dernière utopie qui s’est bâtie sur les décombres du
monde bi-polaire héritée de la seconde guerre. Les prix Nobel d’économie à
partir des années 80 on été discernés à des gens qui n’avaient qu’une vision particulière
de l’histoire et de l’économie, excluant les hommes et l’intérêt des sociétés
dans lesquels ils vivaient. Le mystère reste entier, quand à l’abandon des
intérêts primordiaux des nations par les politiques, pour le grand profit
unique de quelques prédateurs.
L’économie a ceci qu’elle a toujours eu besoin de tuteurs,
d’un sens historique et politique dans lequel elle devait se structurer. Son
seul souci a toujours été de dégager des bénéfices à court terme, si elle ne
connaît pas d’entrave, et son sens de l’opportunisme est à l’échelle de l’eau
qui coule, dans le sens de la pente la plus facile.
Pour la première fois, on a donné à ces gens la
responsabilité de diriger de façon opaque, l’avenir des pays. Inutile de
rappeler où ça nous a amener….Les agences de notation après le renflouement des
banques constitue ce qu’on peut appeler la cerise sur le gâteau.
Pourtant, jamais dans l’histoire du monde, sans doute, au vu
des enjeux de demain ( je parle des problèmes colossaux de l’énergie,
de la pollution,
du retraitement des déchets,
de la couche d’ozone,
du réchauffement planétaire,
de la montée des eaux,
de l’appauvrissement des ressources naturelles,
de la surpopulation,
du défit alimentaire,
de la maîtrise des arsenaux militaires
du fanatisme religieux,
et j’en
oublie certainement certains….Jamais donc la primauté des intérets collectifs
sur ceux de quelques individus, ( les un pour cent des indignés) n’a jamais été
si flagrante.
Jamais l’importance d’une politique gouvernant le présent en
gardant les yeux sur l’horizon ne s’est relevé si urgente.
Jamais autant il aurait fallu que les politiciens soient
protégés des pressions extérieures, et gouvernent des états agissant en
synergie, dans le sens de la préservation et de l’économie ( au sens noble du
terme)
La main est perdue.
Comment retrouver une politique digne de
ce nom, replacer ces économistes et les intérêts qu’ils protègent à la place qu’ils
n’auraient jamais du quitter, vu l’urgence et la gravité !
Et pourtant, jamais ils n’ont été aussi absents. ( l’image de ce Concordia coulant au large de l’Italie est tout le symbole de notre époque, du projet, au voyage, jusqu’à la capitainerie..
.Ces gens dont la seule maxime semble être la formule de louis
quinze : « Après moi la fin du monde ! » ( Ce en quoi il
avait d’ailleurs raison….
Que vienne enfin une mondialisation adulte ; celle de la prise en charge collective des problèmes, qui liquidera enfin celle des opportunistes.
Bon, c’est vrai on peut rêver. Ces gens là ne partiront pas facilement, même en leur demandant poliment !