Votre commentaire est plutôt rationnel, mais je me demande si vraiment un équilibre dans l’intolérance n’est pas nécessaire... Je veux dire, la raison a toujours du mal face aux émotions, mais face à la haine il convient d’avoir un bon niveau de méfiance et cette méfiance n’apparait pas toute seule, elle apparaît souvent parce que la colère ou la haine commence à naître envers quelque chose à mesure qu’on en apprend davantage.
Quand j’ai lu la première fois votre post, j’ai cru lire Margot Asquith, une auteure de l’époque de l’entre deux guerres qui disait que la paix ne peut être préservé qu’en négociant avec les haineux pour les calmer, car la haine est le plus grand ennemi de l’humanité... donc autant éviter qu’elle soit dans les deux camps. L’ennui c’est qu’on a vu ce que ça a donné, on était mal préparé pour la guerre car on a sous-estimé la portée de cette haine, sans compter qu’on lui avait même offert les mines et usines d’une région entière pour l’aider...
Excepté la loi anti-burqa, la politique usuelle est celle des accomodements raisonnables, à un niveau moins élevé que le Québec, mais cette politique n’est jamais qu’une tentative de négociation face à la haine. On recommence la même erreur parce qu’on a tenté l’expérimentation du multi-culturalisme qui finalement a échoué et qu’on ne peut pas revenir facilement en arrière...
Ce qu’il faudrait serait plutôt d’arriver à séparer les idées des personnes chez tout à chacun, pour permettre une intolérance idéologique (attaquer l’islam au maximum) sans entraîner une intolérance physique (intégrité physique des musulmans) mais tout en interdisant et en expulsant les intégristes prêcheurs de cette haine idéologique.
On le fait avec une certaine mesure pour le christianisme, car les chrétiens ne sont pas persécutés chez nous physiquement mais ça n’empêche pas que l’idéologie s’en prend plein la figure. On pourrait le faire avec l’Islam, bien que ça sera très difficile vu que ce dernier n’hésite pas à tuer des contradicteurs ou brûler des locaux de médias...