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Commentaire de Gwendal JL

sur Baisse des impôts et coût social : et si on parlait de ce qui compte ?


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Gwendal JL (---.---.73.200) 21 janvier 2007 15:26

Mr Koudou, j’apprécie doublement votre réponse.

On ne doit pas taxer le travail, je vous l’accorde. L’assujettissement sur les salaires des charges dites sociales est contre producteur dans un contexte caractérisé par une chômage excessif et une mondialisation dé-régulatrice. De ce coté là le dumping social fera son œuvre. De l’autre coté, celui de l’impôt sur les sociétés, aucun responsable politique, ni à droite, ni à gauche ne se risquerait à taxer davantage les profits bien au contraire, la tendance est à la baisse du taux de l’IS, concurrence fiscale et incurie des responsables européens obligent.

Il n’y a que Le Pen et, dans une moindre mesure J. Chirac qui proposent des solutions innovantes, le premier parce que, selon le mot de J. Rostand, « sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur », le second parce qu’il n’a plus rien à perdre. Dans ce jeu de dupes, vouloir améliorer le rendement de l’IS relève de la quadrature du cercle.

Moins de recettes c’est moins de dépenses. Et d’ailleurs, que serait un impôt juste dépensé iniquement ? Aujourd’hui une fiscalité contestée par les assujettis leur sert d’alibi pour obtenir une redistribution à l’envers (M. Rocard). Les libéraux ont alors beau jeu de réclamer des baisses d’impôts. Mais, rappelons le : la nation est le seul bien de ceux qui n’ont rien. Cercle vicieux donc.

Quel est le problème ? Je pose que les multinationales sont les « blindés » de la mondialisation libérale dont les sous-traitants, « à l’insu de leur plein gré », sont les « servants ». Pour faire court, les donneurs d’ordre font pression sur leurs sous-traitants locaux, lesquels se font une concurrence fratricide effrénée et sont de ce fait le relais idéal le plus apte à faire pression sur les salaires, d’autant plus efficace que le taux de chômage est élevé. Cela aussi c’est de la sous-traitance. Belle démonstration de l’efficacité du pragmatisme.

Cette organisation terriblement efficace, qui n’est pas étrangère à certaine organisation ancestrale de sombre mémoire, permet aux multinationales de délocaliser simplement en changeant de sous-traitants. Ainsi elles exercent une double pression à la fois sur le coût du travail et le poids des impôts. Véritable casse-tête pour les vieilles nations, la mondialisation libérale met en danger les démocraties en les privant de ressources fiscales.

Ce tableau iconoclaste ne serait pas complet s’il n’évoquait un dernier paramètre fondamental : le coût du transport. Bien que très ruineux en terme de pollution et consommation de ressources, ce coût ne représente qu’une charge financière relativement faible. Pour faire bonne mesure, les porte conteneurs sont surchargés au delà de leurs capacités raisonnables. En cas de tempête, des conteneurs surnuméraires sont largués en mer au mépris des dangers qu’ils représentent pour la navigation et le littoral, parce les assurances en remboursent automatiquement la perte (survie du bateau oblige). Tout les protagonistes y trouvent leur compte, au détriment de la collectivité. Des porte conteneur de 400 mètres, d’une capacité de 12000 conteneurs, contre 4000 actuellement sont en construction.

La mondialisation libérale est une formidable machine à fabriquer des objets de consommation qui met en danger la planète et ses occupants, et qu’on ne sait pas arrêter.


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