Je suis d’accord : 50% des polytechniciens sont des enfants de profs et les profs sont à 70% à gauche. Il en va de même dans la plus part des formations qui assurent les meilleures place dans la société. Il se trouve aussi qu’il y a moins de profs que de riches et que c’est une profession exceptionnellement endogame et qu’elle n’a pas beaucoup d’enfants par rapport aux riches et aux pauvres. De ce fait cette surreprésentation apparente est en réalité encore beaucoup plus écrasante. Et tous cela se passe avec l’argent public. ( et ce sans compter les autres qui sont enfants d’autres profession de la fonction publique).
Ce n’est pas le plus choquant. On a ainsi la preuve que ces enseignants sont excellents : avec leurs gosses, et que si ils le voulaient, ils pourraient sans doute vraiment aider les pauvres à s’en sortir. Mais là ils nous explique que c’est la faute de la société, des parents, etc...
On a vraiment affaire à une classe sociale qui se sert de la dénonciation des 0,01% de gens qui gagnent de l’argent par eux même pour continuer à utiliser notre argent commun à leur profit exclusif.
Là ou l’hypocrisie atteint son maximum, c’est bien avec la question de l’héritage. Ils sont très hostiles à ce que les parents des autres laissent leur maison à leurs enfants. Mais l’héritage intellectuel, la connaissance des mécanismes de leur système qui permettent à leur gosses de truster les meilleurs place, faudrait pas les remettre en cause. Le patrimoine représente en moyenne de mémoire 4 a 5 ans de revenu. Qu’on le laisse a ses gosses les choques. Le salaires d’un polytechnicien, c’est 40 années ou on est mieux payé que si on a été dans un lycée de merde avec des profs débutant ; Mais là faut pas en parler.
Il y pendant ce temps des enfants qui crèvent de faim. On ne sait pas comment se comporte l’électorat de gauche en la matière, mais on dispose d’un intéressant sondage du nouvel Obs prouvant que son lectorat est celui qui donne le moins au telethon. Comme dans le tiers monde, on observe en général des « humanitaires » de gauche payés comme des expats et roulant en 4*4 et des bonnes soeurs catho soignant des lépreux, on serait assez tenté d’extrapoler.
Quand 57% de notre richesse passe par les mains de l’État, la vraie question égalitaire est qui paye et qui profite. Madame bettancourt finance avec ses impôt sans doute l’équivalent de 120 000 année de RSA. Elle profite de nos route et hopitaux autant ou un peu plus qu’un cadre socialiste parisien trois enfants qui aprés impôt est bénéficiare net de la dépense publique. La différence est aussi dans les sommes que la première donne de sa poche et volontairement à des causes humanitaires. Finalement, je la trouve plus respectable, d’autant qu’elle ne nous fait pas la morale.