@Koudou,
Ce que vous écrivez me suggère une question : dans le cas où la multiplication des intermédiaires augmente le prix et ou les taxes, est-ce que les intermédiaires n’ont pas intérêt à se regrouper. Inversement, à se diviser si les règles changent ? Par exemple, est-ce que les regroupements d’activités que l’on observe en ce moment, notamment dans la grande distribution avec les produits de marques (Café Carrefour par ex.) n’est pas un phénomène d’adaptation à la fiscalité ? (je sais, cela serait plus vrai avec la taxe sur les transaction, mais n’empêche).
Le parallèle est tentant avec le phénomène de rating relatif à la jauge des voiliers de course croisière. La jauge est une formule arithmétique visant à pondérer les temps de parcours par un nombre calculé a partir des caractéristiques géométriques d’un voilier. Un peu comme la masse corporelle pour les individus.
Plusieurs formules de définitions de jauge ont été appliquées. Pour tirer le meilleur parti de la jauge, les architectes n’hésitaient pas à dessiner des voiliers extrêmes, à la limite du bon sens et de la sécurité, témoin cette mode des élancements démesurés comparée à la mode actuelle des étraves verticales et tableaux inversés.
En matière fiscale, le bon sens commanderait alors d’élaborer un système neutre, qui n’influe pas sur la rationalité des circuits économiques. A ce propos, on ne peut s’empêcher de souligner que les économistes et les politiques élaborent régulièrement et inexplicablement des règlements qui multiplient en matière de fiscalité ou de subventions les effets pervers. Effets de seuil, niches fiscales, exonération de charges, etc. Chacun y va de sa loi, et la quantité prime sur la qualité. Probablement parce qu’il est plus facile de mesurer l’une que l’autre.
Qu’en pensez-vous ?