L’argument du contexte ne peut être employé que pour expliquer la génèse de la religion, mais pas davantage. L’utiliser pour justifier le contenu est une erreur pour plusieurs raisons.
La première est qu’un contexte finit par disparaître un jour, ce que remarque aussi bien un dieu qu’un homme un peu logique. Le coran en prend acte avec sa régle d’abrogation des versets qui a servi à interdire l’alcool progressivement car au début le contexte ne se prêtait pas à l’interdiction, etc. C’est pourquoi on peut trouver des critiques sur l’islam indiquant que les versets tolérants sont abrogés par les dernières sourates révélées, car le contexte ayant changé... Mais de toute façon, se référer au contexte pour justifier les versets non abrogés est une erreur car cela reviendrait à dire que le coran n’est pas intemporel mais qu’un livre humain classique, ce qui n’est acceptable que pour un athée.
L’autre problème est que même en admettant que c’était un besoin pour une situation régionale tendue, il n’empêche que le coran fait passer d’un contexte où l’auto-défense aurait été pour raisons politiques, à un contexte pour raisons religieuses. Cela est un changement majeur car ça n’est plus limité à la Perse voisine tant qu’elle existait, mais à tous les « infidèles » et « associateurs » vu qu’on peut trouver des versets comme la 5:51 et autres pour faire naître de la méfiance vers les non-musulmans. On commence par la méfiance, et on en vient aux attaques préventives, c’est peut-être une des raisons des razzias...
Il est temps d’arrêter avec le « contexte ». Ça ne permet que de minimiser la gravité de la situation, de la relativiser...